Véronique Waroux, libraire d’un jour

Le temps d’une matinée, la Sénatrice et Députée wallonne Véronique Waroux a participé à la 3e opération « Vis ma vie » du cdH avec le libraire Thierry Malice, à Péruwelz. Une expérience de terrain, riche en échanges.

Cornet ou papier glacé : Véronique Waroux se glisse facilement dans la vie du petit commerçant. Connue par les Péruwelziens purs souches comme « la fille du marchand de glaces », la Sénatrice et Députée wallonne a cette fois endossé le rôle de libraire dans le cadre de la 3e opération « Vis ma vie » du cdH. Le temps d’une matinée – très matinale ! -, elle est devenue la stagiaire de la Boîte à Malice, dans le centre Péruwelzien. Dès 6h45, elle a accompagné Thierry dans une tournée mémorable à travers sa ville encore endormie, à la traque des boîtes aux lettres dans l’attente de leur quotidien. « Je fais cette tournée depuis vingt-sept ans, raconte Thierry Malice. Ici vit une dame âgée, que j’ai déjà dû aider à se relever après plusieurs chutes. Je connais mes clients, qui apprécient le fait que je prenne encore le temps de m’arrêter quelques instants pour échanger avec eux. »

Pourtant, dans la vie de commerçants, ces quelques minutes sont précieuses. A 7h30, il faut être de retour pour ouvrir la librairie et imprimer les travaux des étudiants retardataires, aussi pressés que stressés. « Je connais Thierry depuis de nombreuses années, depuis qu’il m’a moi-même « sauvée » pour l’impression de mon mémoire d’étudiante, se souvient Véronique Waroux. Depuis qu’il a passé des nuits blanches à m’imprimer méticuleusement mes dossiers en quadrichromie. Et pourtant, tant qu’on ne le vit pas, on ne s’imagine pas ce qu’est le travail au quotidien. Je suis impressionnée par son organisation, par cette course quotidienne faite avec le sourire. »

Pendant que sa « stagiaire » d’un jour apprend difficilement à se débrouiller avec la machine du Lotto, le commerçant explique les tâches qu’elle n’aura pas l’occasion de voir : « Le plus lourd, c’est la paperasserie. Et cette peur à la fin du mois de ne pas voir l’argent rentrer à temps pour pouvoir payer le personnel. Et avec cette nouvelle mesure décidée par le fédéral, de nous imposer de prendre à charge les deux premiers mois de maladie, ça ne va pas s’arranger. Il faut aussi penser sans cesse à se renouveler, à développer de nouveaux projets pour se rendre attractif : la vente par internet, la livraison en entreprise, des jeux avec de gros lots pour attirer le client,… Par exemple, avec quelques commerçants voisins, nous proposons 15% de réduction aux employés des zonings que je livre en fournitures, pour les inciter à venir faire leurs achats en centre-ville. Moi, je suis déjà bien installé, mais pour des jeunes qui veulent démarrer, c’est vraiment difficile. Je trouve par exemple que les politiques, qui ont soutenu les banques quand elles en avaient besoin, devraient leur mettre la pression pour qu’elles acceptent de prêter aux nouveaux indépendants. »

Des mesures concrètes

L’ancienne échevine des travaux publics est attentive au discours de son ami de longue date. « En une matinée, j’ai pu entendre quelques clichés sur les politiques. Mais, a contrario, et en tant que fille de commerçants je suis bien placée pour m’en rendre compte, les indépendants sont souvent caricaturés par le politique : ils gagnent bien, font du noir, râlent tout le temps,… Avec ce genre d’opération de terrain, le politique est confronté à ses problèmes. Au cdH, nous mettons le commerçant de proximité au cœur de notre politique, en le soutenant par différentes mesures. » Privilégier le principe du quart d’heure de stationnement gratuit, embellir les centres-villes et les villages pour donner envie aux gens de s’y rendre, mettre en place un développement urbain permettant un juste partage des espaces entre parkings et espaces de convivialité, prévoir des mesures fiscales pour augmenter le pouvoir d’achat des clients, diminuer les frais du commerçant … en sont quelques-unes.

 

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