Avec Maxime Prévot sur le terrain des dossiers péruwelziens

Ce vendredi après-midi, j’avais invité le ministre Maxime Prévot (cdH) dans le Péruwelzis. Objectif de ces visites de travail : montrer la réalité de terrain de certains dossiers traités par le ministre des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine. Au menu : RN60, zone d’activité Polaris, gare de Péruwelz, Basilique de Bon-Secours et Ouvriers du Coeur !

Au pas de course, nous avons donc parcouru ces sujets et leur état d’avancement, avec la volonté ferme – ne nous en cachons pas – que le Vice-Président du Gouvernement wallon y prête un regard encore plus attentif dans l’exercice de ses compétences.

RN60 et zoning Polaris : peut (encore) mieux faire

Maxime Prévot s’est tout d’abord dit « très attentif à l’état de la RN60, chaussée dont il a souvent entendu parler au Parlement mais principalement pour le tronçon entre Leuze et Frasnes. » Il a désormais pu se rendre compte de l’état déplorable -voire dangereux- du revêtement de cette entrée de Péruwelz. Une problématique qui se compliquera encore dans l’optique du futur parc d’activité Polaris.

Rassuré par la localisation de ce zoning, aux confluents immédiats de l’E42 et de la RN60, Maxime Prévot a rappelé que la concrétisation du projet était un impératif régional mais dépendait désormais de la procédure de reconnaissance économique, « procédure qui, avec la réforme du CoDt (Code wallon de Développement territorial), sera couplée avec les modifications de plan de secteur afin de gagner du temps« . Tout en déplorant fermement -comme je l’ai toujours fait- que le raccordement direct à la voie d’eau n’ai pas été prévu à hauteur du hameau de la Boiterie, comme initialement projeté. « Je rappelle que la Wallonie compte 450 km de voies navigables et 40 millions de tonnes transportées annuellement par ce moyen : ce sont 2 millions de semi-remorques de moins chaque année sur nos routes et autoroutes. Je regrette que ce futur zoning ne puisse pas en profiter. »

Gare de Péruwelz et Basilique de Bon-Secours : il faut des dossiers !

Rapide passage face à la gare de Péruwelz, et même constat : pourtant éminemment patrimonial, ce bâtiment est vide, faute de projets, et offre un bien triste spectacle aux habitants. Autre lieu, autre point de vue, puisqu’à la Basilique Notre-Dame de Bon-Secours, en compagnie de représentant de la Fabrique d’Eglise et de l’auteur de projet, nous avons refait le point sur les différents dossiers de restauration qui sont en cours. Avec toujours le secret espoir de faire figurer la Basilique sur la liste du patrimoine exceptionnel de Wallonie.

« Je suis heureux d’avoir pu visiter cet édifice parce qu’une fois que ce dossier de reconnaissance sera sur mon bureau, je saurai précisément de quoi l’on parle. Même chose lorsque les dossiers de rénovation m’auront été transmis. Mais je rappelle sur ce point précis que la balle est dans le camp du Collège de Péruwelz, la Ville s’étant associée à la Fabrique d’Eglise. » Le ministre du Patrimoine a rappelé l’importance des chantiers de restauration, « pas uniquement pour la valeur patrimoniale intrinsèque que l’on concourt à préserver, mais aussi pour l’impact économique pour la Région. La Confédération de la construction le reconnaît, ce sont ces chantiers qui drainent l’emploi le plus dense, et un emploi local de surcroît. »

Ouvriers du Coeur : un décret pour pérenniser les épiceries sociales

Enfin, littéralement admiratif du travail quotidien des bénévoles de l’ASBL « Les Ouvrier du coeur » au profit des plus démunis, Maxime Prévot a visité le magasin de seconde main, l’atelier où des petites mains trient les objets destinés à ce dernier, mais également l’épicerie sociale où s’approvisionnent chaque semaine des dizaines de familles péruwelziennes dans le besoin.

Bernard Maronnier a rappelé la difficulté pour cette association de joindre les deux bouts, vu notamment le peu de soutien public qu’elle recueille… et l’afflux massif de bénéficiaires potentiels, certains leur étant directement orientés par le CPAS. « Je m’étonne de cette pratique, a indiqué Maxime Prévot, mais surtout, je voudrais évoquer le décret que je prépare et qui pourra, au moins en partie, aider à pérenniser votre action : au travers de ce texte, il y aura une reconnaissance des épiceries sociales, et des crédits pluriannuels qui seront octroyés afin de savoir où vous allez, et avec quels moyens. » De quoi quelque peu réchauffer le coeur de tous ces bénévoles. L’ASBL a déjà pu compter sur le ministre Prévot, ce dernier ayant tout récemment octroyé un subside de 5.700 euros ayant permis aux Ouvriers du Coeur d’acheter une nouvelle camionnette.

Reportage sur No Télé – 16 octobre 2015

Article dans Nord Eclair – 18 octobre 2015

 

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