La Basilique Notre-Dame de Bon-Secours reconnue Patrimoine exceptionnel de Wallonie

Ce jeudi matin, le Gouvernement wallon a donné son aval à la proposition de Maxime PREVOT (cdH), Ministre wallon du Patrimoine, de classer la Basilique Notre-Dame de Bon-Secours comme « Patrimoine exceptionnel de Wallonie ». Soutenant ce dossier de reconnaissance depuis 2006, Véronique WAROUX, Députée wallonne et habitante de Bon-Secours, est ravie par cette excellente nouvelle, fruit d’un travail de longue haleine.

Entre les Ministres wallons du Patrimoine, la Députée péruwelzienne et la Basilique Notre-Dame de Bon-Secours, c’est une histoire qui ne date pas d’hier. En 2009, c’est à l’occasion d’une visite de ce patrimoine remarquable que Benoit Lutgen, alors Ministre, découvre à la fois la beauté des lieux et l’enthousiasme de celle qui est encore une échevine non-apparentée politiquement. Le ralliement de Véronique Waroux au projet humaniste se fait donc en quelque sorte sous les auspices de la célèbre Vierge de Bon-Secours.

Devenue Sénatrice et Députée wallonne, Véronique Waroux conserve son profond attachement à l’édifice. En novembre 2015, elle invite Maxime Prévot, devenu Ministre du Patrimoine, à découvrir de visu l’originalité de ce joyaux hennuyer. Spontanément, le Ministre s’étonne qu’il ne soit pas encore classé « Patrimoine exceptionnel ». Un an après cette visite, et alors que le long parcours administratif du dossier de reconnaissance est arrivé à son terme, le Ministre a apposé sa signature pour octroyer le statut de « Patrimoine exceptionnel de Wallonie » à la Basilique Notre-Dame de Bon-Secours.

« Croyants ou non, férus de Patrimoine ou simplement sensibles au « beau », tous les Péruwelziens et de nombreux habitants de la région ont une histoire personnelle avec la Basilique, qui fait partie de leur paysage, commente Véronique Waroux. Pour ma part, j’ai la chance de l’admirer chaque jour. Je suis heureuse de constater que cette Basilique dont la notoriété s’étend en France et en Flandre, est reconnue également par le Gouvernement wallon comme exceptionnelle. Il s’agit bien d’un investissement sur l’avenir.

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Ce patrimoine remarquable est à ce jour globalement en bon état de conservation, bien qu’il nécessite des travaux de restauration urgents, dont la remise en place tant attendue de l’emblématique lanternon démonté depuis 2004. Porte d’entrée de la Wallonie, dans son écrin de la forêt de Bon-Secours, elle constitue un emblème fort du tourisme régional, au cœur d’une zone qui a grand besoin d’un rebond économique. Le travail de longue haleine qu’a représenté le montage du dossier de reconnaissance a porté ses fruits.

Je remercie particulièrement mes prédécesseurs échevins qui avaient commencé à monter le dossier, l’architecte auteur du projet, la Commission royale des Monuments, Sites et Fouilles, le service Patrimoine de la Région wallonne et la Fabrique d’église, propriétaire de l’édifice, et, évidemment, le Ministre Maxime Prévot et son Cabinet, qui ont su convaincre du caractère exceptionnel de l’architecture des lieux jusqu’au Gouvernement wallon. L’élévation de monuments au titre de « Patrimoine exceptionnel de Wallonie » n’a lieu qu’une fois tous les trois ans : Bon-Secours a su saisir l’occasion. »

Outre son caractère honorifique, le statut de Patrimoine exceptionnel de Wallonie ouvre à la Basilique des perspectives de subsides wallons à un taux de 70% à 85%. Vu les travaux planifiés à court et moyen terme, il s’agit d’une excellente nouvelle pour les finances de la Fabrique d’église, et de la Commune, qui assument le solde par convention.

Historique

Pour rappel, la Basilique de style néogothique date de 1895. Elle est érigée au sommet d’une colline, à l’emplacement où, au Moyen-âge, un chêne servait de borne entre les territoires de Péruwelz, Blaton et Condé. La statue de la Vierge, érigée dans le bois de ce chêne et toujours exposée actuellement dans la Basilique, est réputée pour avoir protégé les habitants de Péruwelz de la peste qui a ravagé la contrée au XVIIe siècle.

Les pèlerinages à Notre-Dame de Bonsecours, accompagné d’offrandes d’ex-voto d’argent, ont permis l’édification sur fonds propre de la paroisse de l’édifice au XIXe siècle, par le renommé architecte anversois François Baeckelmans (1827-1896) et sous l’impulsion du Chanoine Antoine-Edouard Guillaume (1836-1922). Outre l’importance de son pèlerinage et le rôle de lien qu’elle a constamment joué entre les diocèses de Tournai et de Cambrai, la Basilique est un des plus remarquables monuments néo-gothiques de Wallonie, contemporaines des églises de Laeken et d’Ostende.

Elle se distingue surtout par l’originalité de son plan, par sa parenté avec l’architecture gothique tournaisienne du XIIIe siècle, par la qualité des matériaux employés, par son ampleur et par l’unité de goût de son riche mobilier ainsi que de ses décors.

Les travaux

Concernant les travaux urgents à venir, ils sont découpés de la manière suivante.

  • Phase 1 : restauration des toitures de la sacristie et du triforium estimée à 900 000€ ;
  • Phase 2 : restauration des toitures du dôme et du dais (avec repose de la Vierge Marie) estimée à 1 200 000€ ;
  • Phase 3 : consolidation des grés et réparation des dégradations dues au phénomène estimées à 175 000€ ;
  • Phase 4 : restauration du carillon et de l’orgue estimée à 400 000€ ;
  • Phase 5 : étude de mise en lumière du bâtiment estimées à 75 000€. La convention entre la Commune et la Fabrique d’Eglise, signée en janvier 2015, porte sur les phases 1 à 3, indispensables à la survie du bâtiment.

Les phases 4 et 5 pourront faire l’objet d’un avenant ultérieurement.

Cliquer sur ce lien pour lire le communiqué de presse du ministre Prévot.

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