Une campagne d’information contre la fourrure

Question à M. Carlo Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire, de la Mobilité et des Transports et du Bien-être animal, sur « une campagne d’information contre la fourrure ». Monsieur le Ministre, nous avons vu récemment la campagne publicitaire de qualité menée par la DGO3 pour inciter les citoyens à adopter des animaux en refuge. J’espère que cet affichage portera ses fruits. Je ne peux que vous encourager à exploiter les talents de communication de l’administration pour d’autres thématiques en matière de bien-être animal. L’une qui m’est chère et que j’ai déjà abordée en commission est celle de la fourrure. J’avais évoqué ce sujet en avril 2015.

Voici deux saisons vestimentaires automne-hiver que je constate dans les boutiques que cette tendance au retour de la fourrure se confirme. La récente diffusion d’une vidéo insoutenable par l’association One Voice met en lumière les violences subies par les lapins angoras pour le prélèvement de leur fourrure, et ce, dans des élevages français.

Vous qui avez interdit les élevages à fourrure en Wallonie, pourriez-vous envisager de soutenir, voire d’organiser une campagne d’information et de sensibilisation dynamique pour le bien-être animal et, donc, contre l’usage de la fourrure vis-à-vis de nos citoyens ? Pour tenter de vous enthousiasmer un peu sur cette question, je me permets de rappeler la campagne de sensibilisation, il y a déjà une quinzaine d’années, où ces fameux mannequins défilaient nues pour convaincre qu’il ne fallait pas porter de la fourrure. Je ne sais pas si cela peut vous inspirer, Monsieur le Ministre.

Réponse de M. Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire, de la Mobilité et des Transports et du Bien-être animal. Madame la Députée, bien que je partage votre avis sur l’importance d’une information pertinente vers les citoyens concernant l’achat de fourrure, il n’est actuellement pas prévu de campagne de communication de grande envergure à ce sujet. En effet, je privilégie jusqu’à présent pour cette thématique la communication via les réseaux sociaux qui présentent l’avantage d’être un moyen efficace et peu coûteux. À l’approche de l’hiver, je serai attentif à communiquer par ce biais pour sensibiliser les citoyens à l’achat responsable de vêtements et accessoires sans fourrure. Ceci dit, cette réponse a été formulée avant que vous ne fassiez votre excellente suggestion. Je verrai si l’on a des possibilités, en 2017, de relancer des campagnes plus importantes sur le sujet.

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