Le contournement du village de Gages

  • Question écrite du 26/09/2017 de Véronique Waroux à Carlo Di Antonio Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings

  • La nouvelle route de contournement – du village de Gages cette fois – pour le Parc Pairi Daiza fait toujours beaucoup parler d’elle et suscite toujours les craintes d’une partie des habitants des villages connexes.

    Suite à un débat organisé sur la télévision locale No Télé le mardi 19 septembre, j’ai plusieurs questions à adresser à Monsieur le Ministre.

    Il a été question d’une étude globale de mobilité autour de Pairi Daiza confiée à un bureau d’étude du Grand-Duché du Luxembourg au mois de mars dernier. Cette étude n’a pas été rendue publique et n’a pas été présentée aux riverains. Le bourgmestre d’Ath affirme qu’elle est disponible sur simple demande. Monsieur le Ministre peut-il me confirmer l’existence de cette étude ? Combien a-t-elle coûté ? Pairi Daiza a-t-il pris part à son financement ? Puis-je en avoir connaissance en annexe de sa réponse ? A-t-on envisagé la réalisation d’un Plan supracommunal de mobilité financé par l’entreprise concernée, soit Pairi Daiza ? Ce plan aurait pu être intégré à une étude d’incidences sur l’environnement qui pourrait opportunément être imposée au parc animalier à haute fréquentation.

    A-t-il été tenu compte des effets de la nouvelle route de contournement de Soignies, qui draine désormais une partie des visiteurs, ainsi que de l’effet à venir de la nouvelle route de liaison entre Lessines et l’A8, qui drainera une partie des véhicules provenant de Flandre ? Si oui, la nécessité de construire une nouvelle route est-elle toujours avérée en intégrant ces deux nouveaux éléments ?

    Combien va coûter cette nouvelle route exactement ? Il serait question de 11 millions. Ces 11 millions sont-ils uniquement la part prise en charge par la Région wallonne ou comprennent-ils la maîtrise foncière des terres agricoles financée par le Parc Pairi Daiza ? À quel montant sont estimées ces acquisitions ? Monsieur le Ministre peut-il nous rappeler, pour l’autre route déjà construite depuis Lens, quel montant a déboursé la Région wallonne et quel montant a déboursé le Parc ?

    À titre de comparaison, je rappelle que lors de la construction de la route de la Pierre Bleue à Soignies en 1999, à usage principal des exploitations carrières, les carriers ont assumé près de 50 % du coût de construction de cette route. Le restant étant financé par la commune.

    Selon le bourgmestre d’Ath et le propriétaire du Parc, cette nouvelle route ne serait pas uniquement à usage du parc, mais serait une route d’intérêt général. Une estimation du pourcentage de véhicules de clients du parc et d’autres usagers susceptibles d’utiliser cette nouvelle route existe-t-elle ? Si oui, pouvons-nous en connaître les chiffres ?

    Les communes de Brugelette et de Silly vont devoir sécuriser des nationales qui vont leur être rétrocédées, afin de dissuader les automobilistes de continuer à les emprunter lorsque la nouvelle route sera construite. La sécurisation de celles-ci leur incombera-t-elle ? Une estimation du coût existe-t-elle ?

    La Nationale 7 drainera la majorité du trafic entre l’A8 et l’arrivée de cette nouvelle route. Des aménagements de sécurisations de plusieurs carrefours, déjà dangereux aujourd’hui, seront indispensables. Des études sont-elles en cours ou finalisées ? Quel sera le montant de ces aménagements ? Ceux-ci sont-ils à comprendre en surplus du coût de la nouvelle route, et à charge exclusive de la Région wallonne ?

    Les comités de riverains espèrent toujours une concertation avec les cabinets ministériels concernés. Celle-ci est-elle encore envisagée, ou leur dernière possibilité d’expression est-elle l’enquête publique (avant un éventuel recours) ?

    Monsieur le Ministre peut-il rassurer les riverains de Ghislenghien et de Hellebecq en leur assurant que le dernier tronçon envisagé un temps, reliant la RN 7 et l’A8 en balafrant leurs villages, est définitivement abandonné ?

    Quel est le calendrier prévu pour les travaux ? Il a été question d’une demande de permis pour le mois d’octobre, mais uniquement pour un premier tronçon jusqu’au pont TGV, quand plusieurs acteurs souhaitent que le dossier ne soit pas saucissonné. Qu’en est-il ?

  • Réponse du 17/10/2017 de Carlo Di Antinio Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings

    Une étude de comptage utilisant des données de type « big data » a confiée par marché public à l’opérateur ORANGE. Cette étude, à charge de la Wallonie a pour but de déterminer l’affluence de la circulation des véhicules autour et vers le site du parc Pairi Daiza, avec pour objectif d’optimiser les solutions qui permettraient d’améliorer la circulation dans la zone concernée, tant pour le confort des habitants locaux que pour la facilité d’accès des visiteurs au site du Parc. Cette étude, d’un montant de 39.760 euros HTVA, est basée sur l’observation, entre le 26 mars et le 24 août 2016, du  comportement des  véhicules sur base des  données mobiles anonymisées récupérées sur les réseaux 2G, 3G et 4G d’Orange  Belgique. Elle a confirmé l’intérêt d’une liaison Nord au parc.

    Par ailleurs, une étude de tracé a été confiée via marché public par la Wallonie au Bureau SGI Ingénieurs SA, et concernait la liaison entre l’A8 et la N525, en envisageant différentes options pour le passage au niveau de l’entité de Ghislenghien. Depuis, la liaison à l’A8 a été abandonnée. Le bureau d’études est actuellement en charge de l’étude de projet de la liaison de la N525 à l’A7.

    La réalisation d’un plan supracommunal de mobilité est d’initiative communale et aucune demande n’est parvenue au Service public de Wallonie à ce sujet. De plus, une étude d’incidences sur l’environnement n’est pas requise pour la voirie de liaison Nord, puisqu’il s’agit d’une configuration de voirie à 2 bandes et de moins de 20 km de long.

    À ce stade d’avancement des études, le montant estimé pour la réalisation de cette voirie est de l’ordre de 10 millions euros. Les acquisitions foncières seront effectuées par le parc, pour le tronçon reliant Pairi Daiza à la N525. Leur estimation n’est pas connue à ce jour.

    Le coût de réalisation de la route d’accès sud entre la N56 et le parc se monte à 5.500.000 euros et les acquisitions ont fait l’objet de négociations d’ordre privé entre le parc et les agriculteurs.

    Je rappelle que l’objectif premier, en créant un axe fort au nord du parc, est de contourner les villages de Gages, Gibecq et Gondregnies essentiellement concernés par l’affluence de visiteurs en saison touristique, tout en n’impactant pas Ghislenghien et Hellebecq. Il est en effet d’intérêt général de préserver la quiétude des habitants des villages situés dans l’environnement du parc. Cette voirie concernera également les liaisons locales et supralocales pour les activités existantes ou à venir dans la région et revêt donc un caractère plus global que le simple accès au parc.

    En ce qui concerne les éventuelles cessions d’une voirie régionale vers une ou plusieurs communes, comme c’est le cas en général, la Région prendra les mesures nécessaires pour assurer une remise dans les meilleures conditions d’état et de sécurisation de la voirie. Ces mesures sont actuellement à l’étude et ne sont pas estimées à ce stade, mais elles seront réalisées avant la cession.

    La sécurisation de plusieurs carrefours de la N7, dont ceux des « 4 Saules » et du « Mets Encore », a déjà été débattue lors de plusieurs Commissions provinciales de Sécurité routière et fera l’objet d’aménagements à charge régionale.

    Je confirme que le tracé Nord proposé s’arrête bien à la N7 et ne se prolonge pas jusque l’A8.

    L’ensemble de la concertation globale et des prises de décisions se font au sein de la Task-force mise sur pied. Il s’avère en effet impossible d’associer à tous les stades techniques de la conception d’un projet routier l’ensemble des riverains concernés de près ou de loin.
    J’insiste sur le fait que le tracé qui s’est dégagé constitue une proposition qui fera l’objet d’une demande de permis d’urbanisme et qu’elle sera dès lors soumise à enquête publique dans ce cadre. La décision en matière de permis est du ressort du fonctionnaire délégué, dans le cadre.

    La demande de permis d’urbanisme pourrait être introduite en cette fin d’année 2017 pour l’ensemble du tracé qui sera scindé en 3 phases.

    Tout sera mis en œuvre pour débuter la première phase au plus vite, en fonction de l’avis qui sera remis par le fonctionnaire délégué.

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