COP 23 : Véronique Waroux appelle à plus de Justice Climatique

Du 11 au 18 novembre, le sénatrice et députée wallonne Véronique Waroux a été déléguée par le groupe cdH du Sénat pour assister à la 23e COP, Conférence des Nations-Unies sur les changements climatiques, organisée à Bonn sous la présidence des îles Fidji.

La sénatrice cdH, très impliquée sur la thématique climatique, avait activement participé au rapport d’information du Sénat sur le Burden Sharing, la répartition intrabelge des efforts climatiques.

A Bonn, elle a pris part à la réunion interparlementaire, regroupant des parlementaires de plus de 50 pays. Elle a pu notamment y entendre l’exaspération des pays africains, particulièrement exposés aux effets des changements climatiques, lassés de la surenchère de discours volontaristes sans obtenir d’avancées concrètes dans leurs pays. Si les fonds de soutien internationaux sont bien alimentés, les pays qui doivent en bénéficier font face à des difficultés techniques d’obtention des crédits, bloquant la concrétisation des projets locaux.

« Le changement climatique, c’est maintenant… »

Suite à la multiplication des témoignages, Véronique Waroux souhaite relayer la modification de temporalité à présent à l’œuvre. S’il est toujours important d’alimenter les fonds internationaux pour les deux premiers piliers que sont « l’atténuation de ces changements climatiques » et « l’adaptation de nos sociétés et économies » à ces changements, le troisième pilier, qui est celui des « pertes et préjudices », devrait également faire l’objet d’une solidarité internationale d’urgence.

« Nous avions l’habitude d’entendre qu’il fallait agir maintenant pour préserver l’avenir de nos petits-enfants, mais ce n’est pas la réalité : les effets désastreux sont déjà à l’œuvre, et de plus en plus visibles partout dans le monde », témoigne la sénatrice. « Nous ne pourrons pas faire l’économie d’un débat sur la justice climatique et la prise en compte du respect des droits de l’Homme. Les réfugiés climatiques vont se multiplier et j’espère qu’ils ne trouveront pas porte close, surtout auprès des nations les plus responsables de cette situation. »

Elle a également pu constater la montée en puissance du rôle des femmes dans l’activation des changements comportementaux et la nécessité de renforcer le volet éducation.

La Députée wallonne, par ailleurs Ingénieure des Mines de formation, s’est rendue à l’invitation d’organisations de la société civile, à la Mine de Hambach, qui exploite de la lignite, un charbon de mauvaise qualité, peu calorifique et très polluant. Elle a pu y rencontrer les militants qui s’opposent à l’extension de la mine à ciel ouvert, déjà ouverte sur 18 km et largement subsidiée, qui devrait détruire les derniers 1.000 ha de forêt primaire restant sur les 5.500 ha d’origine. Véronique Waroux déplore cette exploitation de ressources polluantes et félicite la Belgique d’avoir rallié officiellement l’alliance internationale pour l’abandon du charbon comme source d’énergie.

 

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Saisir les opportunités économiques du marché durable

Pour avoir assisté à différentes présentations de patrons d’entreprises, Véronique Waroux constate que les acteurs économiques semblent de plus en plus conscients de leur responsabilité sociétale mais aussi des opportunités économiques qu’offrent les marchés durables. Elle espère que cet engouement du monde économique permettra d’accélérer le mouvement de transition de notre société. Elle sera attentive à ce que ce développement de l’économie bas carbone se fasse aussi en cohérence avec d’autres objectifs, notamment pour les aspects « environnement-santé » comme la lutte contre les perturbateurs endocriniens.

Sur le plan politique, celle qui est aussi Députée wallonne se réjouit de l’annonce faite par le Ministre wallon du Climat, à Bonn, d’améliorer la transversalité des enjeux climatiques dans toutes les décisions du gouvernement wallon. Elle-même plaide pour une évaluation de l’impact climatique de toutes les décisions, avant les votes parlementaires.

Enfin, Véronique Waroux se réjouit que le lundi 13 novembre les différents parlements de Belgique aient publié une déclaration commune pour le climat, pour laquelle la sénatrice cdH a œuvré activement. Elle espère que la démarche sera poursuivie afin d’adopter un texte plus fort d’engagement commun avant la COP24.

En savoir plus:

Sur la mine de charbon de Hambach: un reportage de Sophie Brems de la RTBF

Une interview de Véronique Waroux par des étudiants de l’ULB présents à la COP23

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