La fin de la castration des porcelets en Wallonie ?

Question à M. Carlo DI ANTONIO, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire, de la Mobilité et des Transports et du Bien-être animal sur « la fin de la castration des porcelets en Wallonie ». La castration est autorisée uniquement par méthode chirurgicale, et si elle a lieu au-delà de 7 jours d’âge, la castration sera accompagnée d’une anesthésie et d’une analgésie. Pour les associations de protections des animaux, à l’appui d’études scientifiques, la castration des porcelets mâles constitue une expérience douloureuse et traumatisante pour les porcelets.

L’interdiction de la castration des porcelets est demandée depuis de nombreuses années par les associations. Qu’en est-il à ce jour en Wallonie ?  Existe-t-il des alternatives efficaces à la castration ? La fin de la castration est-elle inscrite à l’agenda politique wallon ?  Le futur Code wallon du bien-être animal prévoira-t-il pareille interdiction ?

Réponse de M. Carlo DI ANTONIO, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire, de la Mobilité et des Transports et du Bien-être animal. Il existe depuis 2010 une déclaration européenne qui envisage la transition vers les différentes alternatives possibles à la castration des porcelets. Cette déclaration a été cosignée par divers représentants du secteur porcin européen, des associations de protections des animaux et des instituts de recherche.

Il est prévu, dans ce document, qu’on interdise la castration à partir de 2018 à condition de disposer d’options fiables. Plusieurs alternatives à la castration des porcelets font toujours l’objet de recherches poussées.

Ainsi, on peut citer :

  • La mise en œuvre d’une détection des carcasses imprégnées par l’odeur de verrat au moment de l’abattage ;
  • L’utilisation de techniques d’élevage de mâles entiers (de manière à gérer leur agressivité qui entraîne notamment des blessures) ;
  • La sélection de lignées de porcs moins sensibles à cette odeur. À l’heure actuelle, ces nouvelles techniques d’élevage ne permettent pas encore de rencontrer la réalité économique du marché de la viande de porc, qui exige une garantie quant à l’absence d’odeur.

À cet égard, il est important de souligner que les recherches sur le régime alimentaire des porcs commencent à donner de bons résultats. Il apparait cependant que ces techniques ne permettront pas de garantir que la totalité des animaux sera sans odeur. La solution sera certainement d’associer plusieurs des techniques visées. Au vu de ce constat et de la nécessité de continuer les études, il est cependant très improbable que l’interdiction de la castration voie le jour selon le calendrier évoqué ci-avant à un niveau européen, mais c’est pourtant dans ce cadre européen qu’une telle interdiction devrait être imposée.

Heureusement de nombreuses enseignes de la distribution réclament des éleveurs de leur fournir des porcs entiers ce qui montre bien que la situation évolue dans le bon sens.

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