Former les chauffeurs des TEC à l’écoconduite, comme à la STIB

Question à M. Carlo Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire, de la Mobilité et des Transports, des Aéroports et du Bien-être animal, sur « la formation à l’écoconduite des chauffeurs du groupe TEC ». Monsieur le Ministre, outre les récentes révélations sur les moteurs plus polluants qu’annoncés, il existe une autre manière beaucoup plus commune de perdre les bénéfices écologiques de véhicules motorisés : il s’agit du style de conduite. Consciente de son impact énergivore, la STIB a annoncé récemment d’importants investissements pour inciter ses chauffeurs à adopter une écoconduite. Les bus les plus récents de la compagnie, soit 571 des 688 véhicules, seront équipés d’un boîtier situé sur le tableau de bord, pour un coût de 559 euros par dispositif. Le système comporte cinq indicateurs destinés à aider le conducteur.

Celui-ci est notamment averti lorsqu’il freine trop brusquement, accélère trop rapidement ou laisse le contact trop longtemps alors que le bus est à l’arrêt. Les 2 000 chauffeurs de l’entreprise recevront, d’ici juin prochain, un accompagnement, qui se tiendra dans des conditions réelles de circulation, dispensé par l’un des quatre coaches de la STIB. Selon les premières données disponibles, la consommation des véhicules pourvus de ce système a baissé de 7 %. Si ces performances devaient être confirmées à plus grande échelle, l’écoconduite permettrait à la STIB d’atteindre ses objectifs en matière de réductions d’émissions polluantes, comme stipulé dans son contrat de gestion. De plus, cette conduite moins brutale apporte un confort de roulage indéniable aux passagers.

Monsieur le Ministre, le groupe TEC s’inscrit-il également dans cette démarche ? Actuellement, la formation de ses conducteurs comprend déjà une journée de théorie et une journée de pratique destinées à l’écoconduite. Est-ce suffisant ? Cette formation est-elle continuée dans le temps ? Disposons-nous d’outils pour aider les chauffeurs à appliquer ces conseils et mesurer leur impact ? Sinon, peut-on envisager d’en installer ? Par ailleurs, quels sont les objectifs de diminution de consommation d’énergie fixés aux TEC et quels moyens sont mis en œuvre pour les atteindre ?

Réponse Carlo Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire, de la Mobilité et des Transports, des Aéroports et du Bien-être animal. Madame la Députée, tout d’abord, à toutes fins utiles, je précise que le groupe TEC n’est pas concerné par les récentes révélations que vous évoquez à propos de la falsification des données d’émission polluante du groupe VW.

Ceci étant dit, le groupe TEC accorde beaucoup d’attention à la régularisation des émissions des autobus et, à cet égard, investit notamment depuis plusieurs années dans la formation de son personnel, en particulier les conducteurs tout au long de leur carrière. Il s’agit bien d’une formation continuée. Les formations à l’écoconduite sont ainsi dispensées depuis 2012. Le cycle de formation actuel sera clôturé en décembre 2015.

Dans un souci d’amélioration continue, le module d’écoconduite est actuellement en réécriture pour un cycle suivant. Les bénéfices attendus par cette formation à l’écoconduite sont de plusieurs ordres : – une diminution de la consommation de 8 % après formation et un maintien à moins 5 % de manière structurelle ; – une diminution des accidents et des coûts associés ; – une diminution des coûts d’entretien ; – plus de confort pour les clients ; – plus de confort pour les conducteurs. S’il est démontré que ces formations portent leurs fruits, leur impact sur la réduction de consommation reste néanmoins complexe à isoler compte tenu de l’impact cumulé avec d’autres mesures telles que le renouvellement du parc de véhicules.

Réplique de Véronique Waroux. Moi-même sensible à la question des véhicules économes en énergie et à l’écoconduite, disons que l’on peut nous apprendre beaucoup. Le fait de disposer de ces boîtiers, visiblement, permet de mieux sensibiliser et de voir quand on est en erreur ou quand on est dans le bon sens. Visiblement, les résultats ont l’air de se confirmer du côté de la STIB, peut-être y réfléchir à l’avenir, par rapport au TEC, aller au-delà de l’écoconduite, mais avec des équipements qui permettent de confirmer ces résultats d’écoconduite.

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