La bactérie mortelle présente dans la salive des chiens

QUESTION ECRITE DE MME WAROUX A MME GREOLI, MINISTRE DE L’ACTION SOCIALE, DE LA SANTE, DE L’EGALITE DES CHANCES, DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DE LA SIMPLIFICATION ADMINISTRATIVE

Mme Waroux (cdH)

Elle est méconnue, y compris de la plupart des vétérinaires. Pourtant, capnocytophaga canimorsus est une bactérie qui peut tuer l’homme en quelques jours à peine.

Présente dans la salive de certains chiens (et chez moins de 10 % des chats), et donc transmissible par une simple caresse, elle n’infecte que quatre sujets sur 1 000 dans le monde, surtout les plus de 45 ans immunodéprimés. Mais en Belgique, elle a déjà entraîné plusieurs décès et amputations.

Difficile à détecter, elle peut disparaître puis réapparaître chez le meilleur ami de l’homme, rendant délicate la vaccination. Peu étudiée, elle reste mystérieuse…

Face aux conséquences désastreuses qu’elle peut engendrer malgré sa relative rareté, Madame la Ministre ne pense-t-elle pas qu’il faudrait encourager la recherche à lutter contre ce fléau véhiculé par nos animaux de compagnie ?

Ou, à tout le moins, mettre en place une campagne d’information et de prévention, en vertu du principe de précaution ?

Mme Greoli, ministre de l’Action sociale, de la Santé, de l’Egalité des chances, de la Fonction publique et de la Simplification administrative

Cette question se rapporte à un problème de zoonose et relève donc de la politique de santé fédérale. Une zoonose est une maladie contagieuse qui peut se transmettre de l’animal à l’homme dans des circonstances naturelles. Comme tout le monde est amené à être en contact avec des animaux, il est important d’en savoir plus. Le déclencheur de la zoonose arrive chez l’homme soit par contact avec des animaux porteurs, soit par l’ingestion de produits contaminés.

Depuis 1976 et jusqu’à une étude de 2010, à l’échelle mondiale, environ 200 cas d’infection par canimorsus ont été signalés chez l’humain. Cela en fait donc un phénomène assez rare.
Il est cependant utile de rappeler à la population qu’il est important d’éviter les morsures de chien et lorsqu’elles surviennent, de les nettoyer et désinfecter correctement et rapidement. Au moindre problème, il faut contacter un médecin pour, le cas échéant, mettre rapidement un traitement en place.

En Belgique, ce sont les communes qui tentent de prévenir ces accidents : elles le font par l’adoption de règlements allant de l’obligation du port de la laisse et de la muselière dans des lieux publics pour les chiens avérés dangereux, jusqu’à l’interdiction pour les citoyens d’une commune d’acquérir certains types de chien.

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