La consommation de viande bovine

Question écrite de Mme Waroux à M. Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings.

Mme Waroux (cdH)

Récemment, le Forum économique mondial (WEF) a révélé que renoncer au bœuf au profit d’autres sources
de protéines pourrait sauver des millions de vies et réduire spectaculairement le volume des gaz à effet de
serre.
L’étude initiée par le WEF et réalisée par l’Oxford Martin School, une unité de l’illustre université
britannique, a démontré que 2,4 % des morts causées dans le monde par l’alimentation, et même 5 % dans
les pays riches friands de viande bovine, pourraient être évitées en réduisant la consommation de viande en
général, et de bœuf en particulier.
À elle seule, la réduction des gaz à effet de serre est une motivation suffisante pour diminuer la
consommation, et donc la production, de viande bovine.
Mais cette mesure permettrait aussi un gain direct conséquent en épargnant les vies d’êtres humains menacés
par leur régime alimentaire carné.
Enfin, difficile de contester le progrès ainsi obtenu en matière de bien-être animal.
Face à l’urgence climatique, soulignée par l’appel signé par plusieurs centaines de personnalités pour un
lundi vert sans viande ni poisson en France, comment Monsieur le Ministre envisage-t-il de soutenir la
recommandation du Forum économique mondial en encourageant la réduction de consommation et de
production de viande, bovine en particulier, à l’échelon régional ?
Les études démontrent la plus-value environnementale d’une viande produite localement par rapport à une
production à grande distance : quelles actions vont être mises en œuvre afin de sensibiliser le public à cette
plus-value et ainsi l’inciter à consommer plus local ?
Comment éduquer la population à consommer moins de viande, mais de meilleure qualité et produite
localement : actions concrètes, sensibilisation dans les écoles… ?
Question écrite
La question de la consommation de viande bovine est complexe. La bataille des chiffres fait rage, qu’il
s’agisse d’un point de vue de santé publique ou d’un point de vue environnemental. Ce qui est important

M. Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings

Dans ce genre de question, c’est de l’aborder d’un point de vue holistique pour éviter de tirer des conclusions
partielles et donc erronées et d’entrer dans des débats clivants et stériles.
D’un point de vue « santé », nous sommes tous d’accord que la tendance va vers une diminution de la
quantité de viande consommée, mais ce critère doit être mis en parallèle avec une meilleure qualité de cette
viande et une origine plus locale pour rencontrer des critères environnementaux.
La stratégie « Manger Demain » et, au sein de celle-ci, le référentiel de l’alimentation durable propose une
approche de l’alimentation selon six objectifs spécifiques et deux transversaux, sans aucune hiérarchie entre
eux. C’est bien l’ensemble des approches qu’il faut prendre en considération, ce qui est mis en pratique via
le Green Deal « Cantines durables » qui s’inscrit dans une démarche de transition et non de rupture ou
d’opposition. Les actions concrètes sont en cours d’élaboration par les 130 signataires du Green Deal et
seront publiées courant avril.

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