La coupe des arbres le long des routes wallonnes comporte désormais une clause environnementale

Question du 28 février à Monsieur DI ANTONIO Carlo, Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings ainsi qu’à Monsieur CRUCKE Jean-Luc, Ministre du Budget, des Finances, de l’Energie, du Climat et des Aéroports.

Ces dernières semaines, en Wallonie picarde, les ouvriers se sont attelés à la coupe des bois en bordure de l’autoroute A16 et à l’élagage des arbres, notamment à Tournai le long des boulevards.

Je m’adresse à Monsieur le Ministre pour me renseigner quant à la destination de ceux-ci.

En effet, on a pu entendre, notamment au journal télévisé, que le bois serait transformé en bois déchiqueté, appelé « plaquettes forestières » à destination de chaufferies industrielles.

Monsieur le Ministre peut-il préciser quelle est la destination exacte de ce bois ? Est-il valorisé d’un point de vue énergétique en Wallonie ou est-il exporté ? Ne serait-il pas opportun d’utiliser ce bois pour alimenter des centrales de biomasses wallonnes, sans parler de méga-centrales dont on ne veut pas ? Toutes les options de valorisation environnementale ont-elles déjà été étudiées ? Quelle quantité cela représente-t-il annuellement pour l’ensemble de la Wallonie ?

Par ailleurs, lorsque j’avais posé une question similaire à son prédécesseur en 2015, M. le Ministre m’avait répondu qu’il appartenait aux entreprises répondant aux marchés d’abattages de valoriser de la manière la plus rentable pour elles les résidus de ces abattages, ce qui permettait au service public de recevoir de meilleures offres de prix, voire même des prix négatifs pour les postes valorisables.

Toutefois, il soulignait qu’aucune clause environnementale n’était prévue dans ces marchés d’entretien routier et qu’il serait intéressant d’en inclure pour les prochains. Une réflexion était en cours à ce sujet. Qu’en est-il aujourd’hui ? Des clauses environnementales sont-elles prévues ?

Réponse de Monsieur DI ANTONIO Carlo, Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings ainsi que celle de Monsieur CRUCKE Jean-Luc, Ministre du Budget, des Finances, de l’Energie, du Climat et des Aéroports.

  • Carlo Di Antonio :

Différentes coupes d’arbres ont effectivement été réalisées le long de voiries régionales.

Concernant l’A8 et l’A17, le bois coupé est effectivement transformé en plaquettes et destiné au secteur des biomasses. La France et la Flandre en sont d’ailleurs demandeuses.
Sur l’A16-E42, le bois est transformé en pellets et vendu aux particuliers et entreprises, principalement vers le nord de la France et le Hainaut.

À cet égard, je rappelle que les produits de coupe deviennent propriétés de l’adjudicataire.

Depuis 2016, la valorisation de cette biomasse vers le secteur énergétique est une clause environnementale importante introduite dans le cahier des charges. Par ailleurs, cette valorisation est laissée au choix de l’adjudicataire selon les nécessités du marché.

Les utilisations sont diverses, mais totalement à destination de filières énergétiques publiques ou privées. Une partie se retrouve dans la production de biomasse.

Au niveau des quantités, l’administration estime à une centaine d’ha coupés cette année, ce qui représente environ 7.000 tonnes de matières sèches.

  • Jean-Luc Crucke :

Du point de vue de la politique énergétique, je puis confirmer que des projets voient progressivement le jour afin de capter ce type de flux et les valoriser. Nous travaillons à mettre en place le cadre le plus adéquat pour que les filières de la plaquette émergent et assurent une valorisation la plus locale possible de la ressource. Ces projets ne seront pas exclusifs et concerneront d’autres flux tels que ceux issus de l’horticulture, de la jardinerie, de la foresterie, des options du type plateforme de criblage et broyage, outils de broyage mobile permettront progressivement de conditionner la ressource. Et par ailleurs, l’installation de chaudières biomasse augmenteront également la demande pour ce type de combustibles.

 

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