La Fête de l’Environnement à Bruxelles

QUESTION ORALE DE MME WAROUX A M. DI ANTONIO, MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE, DE LA MOBILITÉ ET DES TRANSPORTS, DES AÉROPORTS ET DU BIEN-ÊTRE ANIMAL, SUR « LA FÊTE DE L’ENVIRONNEMENT A BRUXELLES »

Monsieur le Ministre, à quelques mois de la 21e Conférence pour le climat, le dimanche 7 juin dernier, s’est tenue à Bruxelles la Fête de l’environnement. Plus de 70 associations y étaient présentes pour répondre aux questions du public ainsi que pour proposer des thématiques de réflexion. Parmi celles-ci, les espaces verts, la mobilité, l’énergie, l’alimentation durable, la biodiversité.

Des ateliers et expositions sur le thème du climat étaient organisés également. Cette fête se voulait avant tout familiale et positive et permettait aux citoyens d’être sensibilisés d’une manière simple et ludique à la thématique du climat. C’était aussi l’occasion pour le public présent de rencontrer les acteurs du monde de l’environnement bruxellois. Cette édition fut un succès, quelque 24 000 personnes ayant participé à la fête. Nous savons l’importance de la sensibilisation au public à ce genre de thématique afin que chaque citoyen puisse prendre conscience de cette problématique qui nous concerne tous.

Des actions existent déjà chez nous comme la Semaine bio, la Semaine sans pesticides, la Semaine de la mobilité. Pourrait-on envisager l’organisation de ce genre d’événement en Wallonie, dans les différentes provinces par exemple ? Le secteur environnemental dans notre Région se montrerait-il intéressé ? Un partenariat pour l’organisation pourrait-il éventuellement être envisagé avec la Région bruxelloise ?

Réponse de Carlo Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire, de la Mobilité et des Transports, des Aéroports et du Bien-être animal. Madame la Députée, en éducation à l’environnement, l’administration et les associations subventionnées organisent de nombreux événements citoyens et à destination des familles sur l’ensemble du territoire wallon. Parmi ceux-ci : – la campagne Be Wapp a vu la participation de 10 000 citoyens dans 157 communes ; – la Semaine sans pesticides propose 120 activités tout public en 10 jours ; – les 16 contrats de rivières et leurs partenaires offrent 400 activités à un large public ; – la Semaine européenne de réduction des déchets : une cinquantaine d’actions organisées pas les opérateurs des déchets, les associations environnementales et les pouvoirs locaux ; – les journées portent ouvertes dans les 11 centres régionaux d’initiation à l’environnement, les CRIE, sont organisées tout au long de l’année et drainent pour certaines jusqu’à 3 000 participants.

Le territoire de Bruxelles-Capitale et celui de la Wallonie sont foncièrement différents, leurs publics aussi. Bruxelles-Environnement en dépensant 300 000 euros pour l’organisation de sa fête ; la location des infrastructures, les autorisations et la communication touchent une grande partie des Bruxellois. À l’inverse en Wallonie, les CRIE, par exemple, privilégient la décentralisation de leurs activités et de leurs manifestations en invitant le grand public à leurs portes ouvertes. Au public familial et aux amoureux de l’environnement, s’ajoute un public local. Par ailleurs, les activités de sensibilisation à l’environnement ne se limitent pas aux événements grand public. L’accent est également mis sur l’éducation et la formation, au travers d’animations et de formations à destination des jeunes, des adultes, des enseignants et de nombreux secteurs professionnels. Il n’est pas exclu d’organiser à l’avenir ce type d’événement en Wallonie.

Ceci dit, la difficulté serait d’en faire un événement qui tournerait sur les différentes provinces, parce que la configuration par rapport à Bruxelles est différente. Je suis en réflexion par rapport à votre question et à cette Fête de l’environnement qui, concernant le territoire wallon, est plus difficile à organiser, mais qui a l’avantage de focaliser sur une thématique environnement, sur un week-end. Les aspects positifs de cette Fête de l’environnement sont son intitulé et son caractère fédérateur. Concrètement, cela pourrait venir s’ajouter à toutes les opérations existantes sur l’ensemble et il faut aussi pouvoir dégager les moyens humains et budgétaires pour le réaliser.

(Photo : www.gracq.org)

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