La réunion des Ministres européens des Transports du 30 octobre 2018

Question écrite de Mme Waroux à M. Di Antonio, ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings

Mme Waroux (cdH)

Les Ministres européens des Transports et de l’Environnement ont reconnu le mardi 30 octobre l’urgence d’engager l’Union européenne dans une nouvelle ère de « mobilité propre, sûre et abordable », notamment pour améliorer la qualité de l’air en ville.

Pour mieux orienter les fonds européens vers la mobilité douce, les Ministres veulent inclure, notamment, dans les analyses coût-bénéfice des projets à soutenir, les avantages des déplacements non motorisés sur la santé humaine.

L’Union européenne reconnaît ainsi la mobilité douce (marche, vélo, trottinette, monoroue, gyropode, « hoverboard », et cetera) comme un mode de transport à part entière.

Comment ces mesures seront-elles concrètement transposées ?

À quelle échéance ?

Un plan d’action a-t-il été confectionné ?
Si oui, que prévoit-il ?

M. Di Antonio, ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings

Cette décision des Ministres européens des Transports et de l’Environnement insiste sur l’importance d’amorcer avec détermination une mutation de notre système de mobilité. Elle vient confirmer la pertinence de la direction que j’ai prise à travers la vision FAST 2030 qui a été adoptée par le Gouvernement sur ma proposition.

Pour rappel, celle-ci prévoit un transfert modal vers les modes alternatifs à la voiture individuelle.
Elle prévoit notamment une augmentation de la marche de 3 à 5 % et du vélo (et micromobilité électrique) de 1 à 5 % pour 2030.

Les lignes directrices à suivre pour concrétiser la vision FAST et ces objectifs de transfert modal seront soumises au Gouvernement prochainement au travers de la stratégie régionale de mobilité (SRM). Cette stratégie détermine la manière dont les objectifs doivent être atteints. Plusieurs pistes y seront identifiées pour le déploiement des modes doux. Ces pistes ont essentiellement trait au développement de l’offre, laquelle est constituée des infrastructures, des services et des technologies, le tout devant faire l’objet de déploiements cohérents, simultanés et en lien avec les développements territoriaux souhaités.

En ce qui concerne les actions visant à influencer les comportements, un accent particulier sera mis sur la santé, compte tenu de l’impact que peut avoir la mobilité douce sur celle-ci.

Alors que la vision détermine le cap visé par la Région, la stratégie définira les moyens pour y parvenir. Les plans doivent permettre de préciser les actions. Le tout doit être cohérent.

Des moyens budgétaires ont par ailleurs déjà été libérés dans le cadre du Plan wallon d’investissements en vue de renforcer les infrastructures en faveur des modes doux. Plusieurs projets contribueront à l’objectif, en cohérence avec ce qui est prévu dans la stratégie régionale de mobilité.

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