La route N56b vers Pairi Daiza

Question écrite de Mme Waroux à M. Di Antonio, minisre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings

Mme Waroux (cdH)

Récemment se sont tenues plusieurs séances d’information consacrées au projet de nouvelle route N56b, destinée à réaliser la jonction entre la N56 et la N7 et à ouvrir l’accès nord au parc Pairi Daiza à Cambron-Casteau.

Ce chantier soulève de nombreuses questions et inquiétudes parmi la population locale, qui ne dispose que d’un délai de moins de trois semaines, soit jusqu’au 22 février, pour exprimer ses griefs.

Parmi les craintes formulées par l’assistance, citons « l’intensification du trafic dans les villages, le bétonnage des terres agricoles et l’ombre d’un « agenda caché » pour construire une gare TGV et un aéroport civil dans la région, et transformer Brugelette en simple « nœud routier » entre Soignies et Saint-Ghislain ».

Sans oublier la pollution visuelle et sonore, mais surtout écologique en l’absence d’infrastructures dédiées à la mobilité douce (hormis une piste cyclable a minima), dans un contexte d’urgence climatique qui n’est plus à démontrer…

Quels apaisements Monsieur le Ministre peut-il apporter à celles et ceux qui devront supporter les conséquences de ce chantier au quotidien ?

A-t-il bien mesuré l’ampleur de toutes les retombées de ce projet à l’échelon local (et au-delà) sur la qualité de vie et l’environnement ?

L’absence d’étude globale d’impact sur l’environnement reste à déplorer.

Peut-il rappeler le coût estimé du chantier et la part prise en charge par ceux à qui sert économiquement la route, soient les responsables de Pairi Daiza ?

Pour rappel, les carriers de Soignies avaient largement contribué au financement de la route industrielle au nord-ouest de Soignies.

En toute priorité, n’y a-t-il pas lieu de privilégier une adaptation de l’offre de trains vers Brugelette et la liaison entre le parc et le plus proche arrêt ferroviaire existant ?

Le parc ne pourrait-il pas organiser des transferts gare-parc via des moyens de transport écologiques et originaux, afin d’agrémenter et de stimuler l’usage des transports publics vers cette attraction majeure de Wallonie ?

M. Di Antonio, ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings

L’utilité d’une liaison par le nord du parc, parallèlement à une amélioration des accès par transport en commun, a été démontrée par une étude visant à mesurer et analyser les flux de trafic autour du parc grâce aux données mobiles anonymisées des visiteurs. En effet, ce sont 50 % des visiteurs du parc en provenance du nord qui, en l’absence de liaison forte, continueront à engorger le village de Gages principalement en période d’affluence touristique, et ce malgré les diverses autres formules de mobilité, en transport en commun notamment.

À l’issue du processus d’instruction du permis, il appartiendra au fonctionnaire délégué d’en analyser les conclusions et de prendre décision sur la demande de permis, avec possibilité de statuer pour la première, la première et la seconde ou les trois phases, avec ou sans condition.

Il convient de rappeler à ce sujet que la demande de permis, pour répondre aux souhaits de la « task force » mise en place, a conçu une liaison depuis le parc jusqu’à la N7, mais en phasant clairement sa construction. Il est précisé dans la demande que la phase 1, depuis le parc jusqu’à la N523, contournant Gages, permet de résoudre les problèmes les plus importants de trafic et pourrait suffire avec une évaluation de la situation après quelque temps. Cette solution aurait aussi l’avantage d’utiliser des voiries existantes sur lesquelles des aménagements seraient sans doute nécessaires. Elle constitue donc une réponse pertinente dans un premier temps, mais devra être évaluée en fonctionnement.

Le processus démocratique d’enquête publique étant toujours en cours, il y a lieu d’en attendre les conclusions.

L’estimation budgétaire pour la réalisation des trois phases est de l’ordre de 10 millions d’euros, le parc prenant en charge le montant des expropriations nécessaires.

La SNCB a mis en place une offre promotionnelle pour Pairi Daiza, au départ de toute gare belge, par le biais d’une B excursion. Il lui appartient, dans le cadre de l’autonomie que la loi du 21 mars 1991 sur les entreprises publiques autonomes lui accorde, de moduler son offre de transport, et partant, de favoriser l’arrivée à Pairi Daiza par le train, en concertation avec les gestionnaires de ce parc animalier.

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