La tromperie sur les labels énergétiques électroménagers

Question orale à M. Carlo Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire, de la Mobilité et des Transports, des Aéroports et du Bien-être animal, sur la « tromperie sur les labels écoénergétiques électroménagers ». Monsieur le Ministre, c’est vrai que mon introduction raccrochait forcément ma question à celles liées aux problèmes, aux scandales et tricheries du le dossier Volkswagen, puisque l’on apprend que les fabricants d’électroménagers auraient également menti sur les performances de leurs produits. Il semblerait, en effet, que 6 appareils sur 10 seraient plus énergivores que ce qu’indiquent les étiquettes.

Or, dans ce dossier, comme dans tous les domaines, il est essentiel que le consommateur soit informé en toute transparence et reçoive une information correcte à travers les labels. Monsieur le Ministre, des questions se posent sur ces labels et leur fiabilité. Avez-vous pris connaissance de cette nouvelle ? Quelle est votre réaction sur le sujet ? A-t-on déjà une idée de l’impact écologique que cela pourrait avoir ? Quelles sont actuellement les méthodes de tests énergétiques imposés aux fabricants ? Ces méthodes vont-elles être revues ? Sont-elles aujourd’hui encore adaptées aux évolutions technologiques des produits ?

Réponse de M. Carlo Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire, de la Mobilité et des Transports, des Aéroports et du Bien-être animal : Madame la Députée, j’ai effectivement pris connaissance qu’une enquête, réalisée par le Service public fédéral Économie, a récemment révélé que 60 % des labels énergétiques d’appareils électroménagers ne seraient pas fidèles à la réalité. Je reste particulièrement attentif à l’évolution de ce dossier, mais il relève, en réalité, dans un premier temps du moins, des compétences de l’État fédéral.

En effet, visant à déterminer le choix et l’utilisation judicieux des appareils électriques, afin de maîtriser leur consommation d’électricité, ce système relève des compétences du ministre fédéral en charge des Consommateurs. Il ressort de la législation actuelle qu’il revient aux producteurs de tester eux-mêmes la consommation en électricité de leurs appareils. Ce n’est pas acceptable. Les différents labels énergétiques des appareils devraient être décernés par des experts indépendants.

À cet égard, l’ISSeP dispose, sur son site de Colfontaine, de bancs d’essai pour la réalisation de tests d’écoconsommation. Régulièrement, il réalise des contrôles pour le compte du SPF Économie. Si ces électroménagers avaient dégagé des gaz polluants, je me serais empressé d’aller les tester pour voir la réalité des pollutions émises.

Réplique de Véronique Waroux. Merci, Monsieur le Ministre. On sait bien que cela relève du Fédéral, mais il n’empêche que tout cela a des conséquences régionales et locales. S’il n’y a pas que des gaz, il y a également l’effet général sur notre environnement, puisque là, je ne vais pas m’adresser à M. le Ministre Furlan, mais quand même, c’est l’impact énergétique, les effets nous concerneront aussi. L’automesure, cet autocontrôle est assez étonnant et pas vraiment acceptable. J’imagine que nous irons, là aussi, vers de nouvelles techniques de contrôle.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *