La valorisation des abattages d’arbres le long des autoroutes

Question écrite à M. Maxime PREVOT, Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine sur la « valorisation des abattages d’arbres le long des autoroutes ». 

Je n’apprends rien à Monsieur le Ministre en disant que notre fonction de parlementaire a « l’avantage » de nous faire profiter largement de nos paysages wallons, au cours de nos longues heures de trajet nous menant de nos communes vers l’un ou l’autre parlement, que ce soit en voiture ou en train.

Je parle évidemment des quelques instants où nous relevons le nez de nos innombrables appareils connectés qui nous permettent de travailler à peu près partout et tout le temps… Lors de ces moments furtifs, donc, nous avons pu constater, singulièrement ces dernières semaines nombre d’abattages d’arbres, le long de l’E42 et de l’E19 notamment.

Ce constat m’amène deux réflexions.

Tout d’abord, je me réjouis que nous ne commettions plus les mêmes erreurs que par le passé, lorsque les opérations de déboisements se déroulaient au printemps, en période de nidification, avec des ravages sur la biodiversité. Cette fois, les opérations se déroulent en hiver, mais je souhaite m’assurer qu’elles ne seront pas prolongées au retour des beaux jours.

Monsieur le Ministre peut-il nous donner le délai de poursuite de ces travaux ? Par ailleurs, quelle est la destination de ces tonnes de bois ?

Nous savons que d’ordinaire, les matériaux et « déchets » de travaux sont pris en charge et récupérés par les entreprises. Toutefois, dans le cas présent, le bois a une réelle valeur et les possibilités de valorisation vers des filières de recyclages sont nombreuses : revente pour bois de chauffage, transformation en pellets, biométhanisation,…

Monsieur le Ministre peut-il nous renseigner sur le devenir de ces opérations de déboisements ? S’ils sont pris en charge par les entrepreneurs, des clauses environnementales sont-elles intégrées dans les cahiers des charges ? Et si ce n’est pas le cas, peuvent-elles l’être à l’avenir ?

Réponse du 16/04/2015 de M. Maxime PREVOT : 

Les abattages initiés en particulier par les Directions des routes de Mons et Charleroi de mon administration doivent être terminés pour le 15 avril au plus tard soit avant la période de nidification.

Les résidus de ces abatages ont effectivement une valeur marchande. L’intérêt financier des entreprises conduit naturellement à leur meilleure valorisation. Cela rencontre aussi l’intérêt des services publics qui reçoivent en conséquence de meilleures offres de prix pour la réalisation des travaux par la diminution des prix unitaires remis pour le marché.

Au niveau des baux d’entretien dans le cadre des espaces verts, le cahier spécial des charges prévoit la possibilité de remises de prix négatifs pour les postes sujet à valorisation, ce qui est le cas des produits de coupes et élagages.

Selon les sources communiquées par l’entreprise active dans le marché des routes de Charleroi, les arbres abattus sont valorisés sous forme de copeaux de bois pour une réutilisation sur des chantiers de plantation et/ou sous forme de rondins de bois ou de plaquette pour être utilisés comme combustible de chauffage.

Pour être complet, il n’y a pas encore de clauses environnementales dans les marchés d’entretien routier et ce serait éventuellement intéressant d’en inclure pour les prochains marchés. Une réflexion est en cours à ce sujet.

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