L’aménagement de zones de rétention pour lutter contre les inondations

Question à M. René COLLIN, Ministre de l’Agriculture, de la Nature, de la Ruralité, du Tourisme et des Aéroports, délégué à la Représentation à la Grande Région, sur « L’aménagement de zones de rétention pour lutter contre les inondations ». Même si aucun aménagement n’aurait été suffisant pour éviter totalement les dégâts suite aux intempéries exceptionnelles de ce mois de juin, il reste du travail à faire pour les minimiser à l’avenir.

Je souhaite interroger Monsieur le Ministre sur l’avancement des dossiers qui doivent être traités par la Direction des cours d’Eau non navigables au sein de la DGO3. A titre d’exemple, je fais référence à des difficultés rencontrées en cas d’inondations sur les territoires d’Antoing et de Péruwelz et notamment dans le village de Baugnies dont le dossier attend toujours d’être concrétisé. Sans garanties de contrepartie, les agriculteurs ne peuvent donner l’aval pour la réorganisation de leurs terres, ce qui est bien normal. Pourtant, ils sont pointés du doigt comme élément responsables par les populations locales touchées par les inondations.

C’est assez injuste, d’autant plus pour ceux qui s’investissent dans la réalisation de bandes enherbées en bordure de champs, accompagnés notamment par le Parc naturel des Plaines de l’Escaut, très actif dans ce domaine. Dès lors, Monsieur le Ministre peut-il nous éclairer sur l’avancement de ces dossiers ?

Réponse de M. René COLLIN, Ministre de l’Agriculture, de la Nature, de la Ruralité, du Tourisme et des Aéroports, délégué à la Représentation à la Grande Région. Mon Administration est particulièrement attentive à la lutte contre les inondations en Wallonie. Ses missions vont du curage des cours d’eau, à la réalisation de fascines, en passant par le maintien des haies et la mesure en temps réel du débit des cours d’eau wallons. Leurs actions sont nombreuses, tant dans la prévention que dans la limitation de leur impact sur nos concitoyens. Cette question me permet de souligner leur travail, surtout après les tragiques périodes d’intempéries que notre région a vécu, et la parfaite collaboration avec le centre de crise régional.

D’ailleurs, sur ma proposition, le Gouvernement wallon a adopté, en première lecture la semaine passée, l’avant-projet de décret relatif aux cours d’eau. Cette réforme permet d’institutionnaliser la gestion intégrée de nos cours d’eau à travers des outils déjà existants et efficaces que sont les Programme d’Action Rivière Intégré et Sectorisé (PARIS). Ces programmes intègrent notamment les mises en œuvre des zones de rétention à l’initiative des services régionaux qui suivent le programme élaboré dans les Plan de Gestion des Risques d’Inondations (PGRI).

Par exemple, sur l’entité de Péruwelz, les services de la Direction des Cours d’eau Non Navigables ont mis en œuvre une zone de rétention de 90.000 m³ sur la Verne de Bury, en octobre 2014. Le fonctionnement de cette zone de rétention est entièrement automatisé et informatisé. L’objectif est de réduire les risques d’inondations, notamment, sur Wiers, pour toute crue d’une période de retour de 25 ans.

La problématique de Baugnies a fait l’objet d’une étude hydraulique commandée par mes services le 10 juillet 2015, réalisée et présentée en décembre 2015 par l’intercommunale IPALLE. Ce projet fait partie des objectifs repris dans la convention du projet VARIANE, suivie par le Parc Naturel des Plaines de l’Escaut. La Direction de l’Aménagement Foncier Rural (DAFoR) a obtenu mon accord de principe permettant de réaliser les études techniques faisant suite aux études hydrologiques d’IPALLE. Cette étude prévoit la réalisation de 5 zones d’immersion temporaire.

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