Le don de poules aux ménages par les entités locales

Question du 1 er juin à Monsieur DI ANTONIO Carlo, Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings

De plus en plus de communes décident de « donner » des poules aux ménages de leurs communes qui le souhaitent…

Le principe est a priori très simple : l’autorité communale propose à un ménage « d’adopter gratuitement » une ou plusieurs poules, qui se nourriront des déchets de cuisine de ce dernier.

L’objectif recherché est ainsi de réduire le volume des déchets organiques du ménage, et par conséquent également de ses poubelles.

Mais comme tout autre animal, une poule a besoin de se nourrir, elle a besoin de boire, elle a aussi besoin d’un espace adapté, d’un nid adapté et propre, etc.

Par ailleurs, s’occuper d’un animal prend toujours du temps, et coûte aussi de l’argent. Cela, tout le monde ne le sait pas forcément…

Aussi, le futur Code wallon du bien-être animal ambitionne de « limiter la publicité visant la commercialisation et le don d’animaux, pour lutter contre les acquisitions impulsives ».

Sur l’aspect bien-être animal, sachant qu’un animal n’est pas un objet, et que celui-ci a des besoins physiologiques et éthologiques à respecter, je souhaiterais donc savoir si cette pratique du « don » de poules par les pouvoirs publics, et si le message parfois peut-être un peu trop simpliste que cette pratique véhicule, se fait bien dans le respect de la législation relative au bien-être animal ?

Comment s’assure-t-on que cette pratique soit toujours accompagnée d’une formation adaptée, ou à tout le moins d’une information, à destination du ménage bénéficiaire ?

Réponse de Monsieur DI ANTONIO Carlo, Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings

Une poule n’est effectivement pas seulement un « éliminateur » de déchets de cuisine. Chaque poule distribuée reste un animal sensible, avec des besoins physiques et éthologiques qu’il convient de respecter. Chaque citoyen doit en avoir conscience. Et une sensibilisation à cet égard reste importante.

Les initiatives présentées sont de la responsabilité des communes, et celles dont nous avons connaissance sont apparemment toutes accompagnées d’une série de précautions.

Par exemple, à Mouscron, la campagne contient une brochure sur la biologie des poules, sur les exigences à respecter pour le lieu d’hébergement, sur l’alimentation et le comportement des poules.

Autres exemples de mesures préventives, à Charleroi, où la campagne contient un règlement. Celui-ci prévoit notamment :
– de communiquer des photos du lieu d’hébergement des poules ;
– de disposer d’un jardin ou de l’espace suffisant pour accueillir deux poules et un poulailler ;
– l’engagement de la personne à prendre soin des poules et évidemment de les nourrir ;
– et l’engagement à accepter la visite d’un écoconseiller communal ou d’un vétérinaire.

A priori les communes mènent leurs actions d’une manière responsable et contribuent à la sensibilisation des citoyens. Il faut aspirer à ce que chaque commune agisse dans cet esprit.

Pour le reste, l’administration n’a reçu aucune plainte à la suite de ces distributions d’animaux.

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