Le label écosystémique

Question à M. Marcourt, Ministre de l’Économie, de l’Industrie, de l’Innovation et du Numérique, sur « le label « Entreprise écosystémique » ». Monsieur le Ministre, nous avons déjà eu l’occasion d’échanger à plusieurs reprises en 2015 quant au devenir du projet de label « Entreprise écosystémique » wallon, qui vise à inciter les petites entreprises à intégrer davantage la dimension environnementale et à soutenir et reconnaître les progrès qu’elles réalisent dans ce domaine.

Il me semble pertinent de pouvoir refaire le point sur ce sujet, d’autant plus que la durabilité de l’économie est l’un des éléments principaux mis en avant dans votre note de politique générale pour l’année 2017. On sait qu’il y avait eu une phase test qui avait permis de mettre en évidence un intérêt certain des entreprises participantes, mais également plusieurs pistes d’amélioration avant une éventuelle mise en œuvre.

Vous aviez mentionné que les représentants du monde entrepreneurial seraient réinterrogés début 2016 pour envisager la poursuite des travaux. Un budget de 200.000 euros en crédits d’engagement et 100 000 euros en crédits de liquidation avait été provisionné à l’initial 2016 pour la mise en œuvre du label.

Qu’en est-il finalement ? Comment avancent les travaux en la matière ? Existe-t-il, à ce stade, encore des freins qui empêchent la mise sur pied du label ? Au contraire, ce label verra-t-il le jour sous peu ? Le cas échéant, pourriez-vous détailler les aspects logistiques tels que la détermination des opérateurs de terrain ou encore le mécanisme de labellisation ?

Enfin, quelle synergie avec le label « Entreprise écodynamique » bruxellois ?

M. Marcourt, Ministre de l’Économie, de l’Industrie, de l’Innovation et du Numérique. Madame la Députée, la question de l’intégration d’une dimension environnementale dans les entreprises est importante. La vision que je défends est celle de l’économie circulaire qui est, avec Creative Wallonia et le plan Numérique, un des trois axes transversaux de la politique industrielle exprimée au travers du plan Marshall 4.0.

J’ai sollicité dans ce cadre les intervenants du monde économique qui ont pu s’exprimer quant à leur vision de l’économie circulaire : les organes régionaux, les intercommunales de développement économique, les pôles de compétitivité, les clusters, les fédérations professionnelles, les organismes financiers, les patrons de grandes, mais aussi de petites entreprises. Des contacts réguliers sont organisés avec les partenaires sociaux et, compte tenu des dimensions transversales de la matière, des équipes de mes collègues du Gouvernement sont également sollicitées.

C’est dans ce cadre que chacun peut exprimer son point de vue et proposer des solutions. En 2017, les principes de l’économie circulaire et une stratégie globale seront proposés dans le cadre du plan Marshall 4.0. Mon objectif est que les acteurs industriels puissent mettre en œuvre une réelle dynamique circulaire en améliorant leur compétitivité via l’innovation, qu’elle soit technologique ou non, en gagnant des parts de marchés, tant sur le marché domestique européen qu’international et dans le but, in fine, de faire croître la Wallonie, d’y augmenter la valeur ajoutée dégagée et de créer des emplois durables.

Si, dans le cadre des discussions avec les partenaires sociaux et les acteurs économiques, il ressort que la mise en place d’un label est importante, je l’étudierai avec toute l’attention requise. Ce qui compte néanmoins, c’est la recherche de la croissance, avant une nouvelle surcharge administrative, comme l’a encore rappelé récemment l’Union wallonne des entreprises.

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