Le respect de l’environnement lors des festivals de musique

Question écrite à M. Carlo DI ANTONIO, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire, de la Mobilité et des Transports, des Aéroports et du Bien-être animal, sur « Le respect de l’environnement lors des festivals de musique »

À l’approche de l’été qui est une saison où s’enchaînent traditionnellement nombre de festivals de musique, une problématique importante et que nous ne pouvons pas négliger est la gestion des déchets durant ces événements.

En effet, la prévention des déchets lors de ces divers festivals est indispensable. Agir pour réduire le nombre de déchets est non seulement important en termes de quantité, mais aussi pour l’exemple que cela constitue pour le public essentiellement jeune. Des initiatives ont déjà été prises dans certains de ces festivals afin de limiter la production de déchets en tout genre, comme l’utilisation de gobelets réutilisables ou l’installation de poubelles différentes pour le tri. Monsieur le Ministre possède-t-il des statistiques sur ces quantités et par catégorie de déchets générés lors de ces événements ? Des statistiques existent-elles également sur la perception qu’ont les festivaliers de ces quantités et sur leurs intentions par rapport à ce phénomène ?

Monsieur le Ministre a annoncé le lancement du concept « Festiwapp « . Qu’en est-il exactement ? Quelles seraient ses intentions et les mesures qu’il conviendrait de prendre quant aux actions de prévention lors de ces événements ? Ces actions seraient-elles à caractère contraignant ou facultatif, et ce, en tenant compte du fait que la problématique n’est pas la même selon qu’il s’agisse de petits ou de grands événements ?

Réponse du 09/07/2015 de Carlo DI ANTONIO

FestiWAPP est le deuxième volet du plan de propreté de la Wallonie, dénommé Be Wapp. Il s’adresse ici aux 300.000 festivaliers, public jeune consommateur de musique contemporaine, mais aussi de denrées alimentaires pourvues d’emballages en tous genres.

Cette opération de sensibilisation se traduira concrètement par des animations, des opérations de terrain sur le tri des déchets, leur réduction et leur valorisation, mais également via la communication web des festivals et leurs réseaux sociaux qui sera axée sur l’environnement et le développement durable. Les 19 festivals participants mènent, déjà pour la plupart, une politique en faveur de ces thématiques.

Pour certains, très investis et soucieux de l’environnement, comme le festival LaSemo qui interdit toute forme de merchandising sur son site, le recyclage des déchets atteint les 50 %. Ce festival a notamment mesuré l’impact environnemental des déchets générés par un festivalier. Ceux-ci ne pèsent que le quart (350 g/jour) de ceux produits par un habitant wallon en moyenne (1.500 g/j).

Tous les organisateurs de ces festivals, qu’ils soient petits ou grands, sont d’accord de travailler ensemble pour améliorer leurs actions de sensibilisation et aboutir à une réduction des déchets. En 2016, j’ambitionne de réunir les organisateurs de festivals, les sociétés d’emballage et les industriels de l’agroalimentaire pour trouver ensemble des solutions visant à diminuer drastiquement le déchet à sa base, car comme chacun le sait, « le meilleur déchet est celui qui n’existe pas ».

Ce 1er FestiWAPP est surtout le démarrage d’un réseau d’initiatives, de réflexions communes vers des projets plus ambitieux qui ne se limiteront pas, dans les éditions suivantes, à trier les déchets, mais bien à englober d’autres sujets liés notamment à la mobilité, à l’alimentation durable et à l’eau.

(Photo : slate.fr)

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