L’élevage de coqs de combat en Belgique

Question à M. Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire, de la Mobilité et des Transports et du Bien-être animal, sur « les élevages de coqs de combat en Belgique ». Monsieur le Ministre, là aussi, le hasard ; je zappais et j’ai été abasourdie lors du visionnage d’une séquence diffusée par ma télévision locale. Celle-ci, incluse dans une rubrique « Un Village » censée mettre en avant le folklore local, vantait la passion d’un coqueleux.

Ce monsieur montrait, avec une grande fierté, ses meilleurs combattants, voués à aller tuer d’autres coqs ou à mourir eux-mêmes dans des gallodromes français, dans des régions où ces jeux d’une autre époque sont encore tolérés. En Belgique, ces combats cruels sont heureusement interdits par la loi du 22 mars 1929 relative à la protection des animaux.

Qu’en est-il de ces élevages destinés à alimenter les combats qui se déroulent sur un autre territoire ? Sont-ils également interdits ? Selon des articles de presse, lorsque des élevages de coqs de combat sont découverts en Belgique, ils font l’objet de saisies. Pouvez-vous nous le confirmer ?

Pouvez-vous nous rappeler ce qu’encourent les organisateurs de combats de coqs, les éleveurs de coqs de combat, mais aussi les spectateurs ? C’était ma première grosse dispute avec mon grand-père quand il m’emmenait, que j’étais toute petite, voir un combat de coqs en France, cela m’avait marqué de voir la violence de ces combats.

Réponse de M. Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire, de la Mobilité et des Transports et du Bien-être animal. Madame la Députée, l’article 35 de la loi du 14 août 1986 relative à la protection et au bien-être des animaux prévoit que commet une infraction de deuxième catégorie celui qui organise des combats d’animaux, y participe avec ses animaux ou en tant que spectateur – y compris en tant que spectateur, Madame Waroux – y prête son concours d’une manière quelconque ou organise ou participe aux paris sur leurs résultats.

Pour rappel, une infraction de deuxième catégorie est punissable pénalement d’un emprisonnement de huit jours à trois ans et d’une amende d’au moins 100 euros et de maximum 1 million d’euros ou d’une de ces peines seulement. En cas de non-suivi du procès-verbal par le parquet, la législation permet au fonctionnaire sanctionateur régional d’imposer une amende administrative de 50 euros à 100 000 euros.

L’Unité du bien-être animal n’a jamais été amenée à constater de telles infractions, que ce soit à charge d’un organisateur ou d’une personne qui y prête son concours en élevant des animaux destinés à ce type de combats. Si de tels faits étaient constatés, la saisie administrative des animaux pourrait être réalisée.

Réplique de Mme Waroux. Monsieur le Ministre, c’est le journaliste qui était tout à fait enthousiaste en découvrant cette pratique. Il disait à ce coqueleux qu’il espérait qu’il allait avoir de grands champions. Je n’ai pas compris cette sensibilité de cette télévision locale à ces méthodes, ces combats d’une autre époque. Merci pour ces informations. J’espère que cela arrivera aux oreilles de certains habitants du Tournaisis.

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