Les carburants alternatifs

Question à M. Carlo DI ANTONIO, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire, de la Mobilité et des Transports et du Bien-être animal, sur les carburants alternatifs. L’an dernier, j’interrogeais Monsieur le Ministre sur l’application de la directive européenne 2014/94 et sur une méthode de travail entre les différentes Régions et le niveau fédéral en matière de stations pour carburants alternatifs. Il m’annonçait qu’il était encore prématuré de faire le point au niveau belge, mais que la concertation avait bien lieu avec les autres régions à travers le groupe CONCERE.

Où en sommes-nous aujourd’hui ? 

Qu’a donné, en Wallonie, la consultation du secteur et des partenaires du Gouvernement afin d’établir une liste d’actions favorisant l’usage de véhicules CNG et leurs modalités de mise en œuvre ?

Avons-nous vu le déploiement espéré suite à l’accélération et la simplification de l’octroi des permis, dont les arrêtés d’exécutions sont parus au moniteur belge le 23 décembre 2015 ?

Il nous annonçait que des discussions avec ses partenaires du Gouvernement devaient aboutir à d’autres mesures. Ont-elles été prises entre temps ? Desquelles s’agit-il ?

Envisage-t-il de revenir sur l’absence de Plan wallon pour le déploiement de bornes de recharges électriques, contrairement à la Flandre ?

Il nous annonçait que selon le secteur, une quarantaine de bornes seulement existaient en Wallonie (pour 200 en Flandre, et une trentaine à Bruxelles). Ce chiffre a-t-il été revu à la hausse ? 

L’administration ne dispose-t-elle pas de son propre recensement ? 

Comment stimuler les carburants alternatifs ou juger de l’opportunité de soutenir un secteur si nous n’avons pas une cartographie précise ? 

Ne serait-il pas opportun d’en établir une, comprenant le type de prise, le propriétaire/gestionnaire de la borne et son implantation exacte ?

Réponse de M. Carlo DI ANTONIO, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire, de la Mobilité et des Transports et du Bien-être animal. 
La directive européenne clean fuel (2014-94) a été transposée fin de l’année dernière comme prévue. Dans ce cadre, 2 mesures phares ont été décidées : d’une part, l’exemplarité de la flotte publique régionale à s’équiper de véhicules à carburants alternatifs et d’autre part, un appel à projets, dont les modalités sont encore en développement, visant à équiper de façon homogène notre territoire d’infrastructures.

On pourra constater l’importance de la première mesure citée, mesure d’ailleurs amplifiée par certains pouvoirs locaux, qui ont décidé de s’astreindre aux mêmes objectifs.

À l’heure actuelle, le déploiement des bornes CNG tend à s’accélérer puisque 25 nouvelles stations devraient voir le jour d’ici fin 2018.

Concernant l’établissement des bornes électriques, la cartographie est connue de l’administration pour partie, selon ce qui leur revient des opérateurs.

Une carte exhaustive sera l’un des outils déterminants de l’appel à projets.

Les réformes des taxes de mise en circulation et de roulage auront également un impact non négligeable sur le niveau d’immatriculation.

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