Les chantiers sur l’E42

Question du 24 octobre 2017 à Monsieur DI ANTONIO Carlo, Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings

La semaine du 9 octobre a été un enfer pour les navetteurs automobilistes de la région de Mons ou devant emprunter la E42. Depuis le 9 octobre, et jusqu’à la fin novembre, 8 km de revêtement entre Obourg et Mons, dans les deux sens, sont en réfection. Cela s’ajoute à la réhabilitation du revêtement sur 6 km entre Mons et Saint-Ghislain, démarrée le 21 septembre. Avec fermeture de l’échangeur de Saint-Ghislain du 12 au 16.

Les déviations n’offrent aucune solution  : la route de Wallonie est en travaux, la rue Salvador Allende d’Havré idem, tout comme le pont du canal, et la rue de Ghlin est fermée pour cause de chantier d’Elia. Résultat  : le mercredi 11 octobre, 41 km de bouchons cumulés étaient référencés.

La réponse du SPW dans un article de presse n’a pas dû plaire aux navetteurs. Il est conseillé de «  prendre ses dispositions et partir plus tôt, ça vaut mieux que de perdre du temps dans des déviations  ». Ou encore, il est précisé que «  oui, il y a bien coordination entre les chantiers  », mais qu’il est impératif de dépenser l’argent des fonds disponibles par le gouvernement pour l’entretien des routes en 2017-2018.

Rappelons que ces kilomètres cumulés de bouchons sont désastreux pour l’économie, l’environnement et pour la qualité de vie de la population.

Quelle est la situation des différents chantiers à ce jour ?

La mesure de l’impact sur le trafic routier a-t-elle été prise en compte au sein de l’administration ?

Monsieur le Ministre peut-il prendre des mesures politiques pour éviter ces chevauchements de chantiers à l’avenir ?

Quel est le message qu’il adresse aux citoyens?

Envisage-t-il de procéder – éventuellement en partenariat avec le Fédéral pour les aspects « rails » – à des enquêtes auprès de ces navetteurs pour identifier leurs freins à abandonner le transport en voiture individuelle au profit d’une alternative de transport public ?

Réponse de Monsieur DI ANTONIO Carlo, Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings

Les citoyens dénoncent souvent l’état des routes et autoroutes wallonnes et réclament par ailleurs des sécurisations bien nécessaires.

C’est ainsi que depuis 2010, tout d’abord avec le plan routes et depuis 2016 avec le « Plan Infrastructures 2016-2019 », doté de moyens budgétaires inédits – à savoir 640 millions euros pour près de 250 dossiers -, de nombreux chantiers ont débuté pour réhabiliter, sécuriser et moderniser les infrastructures routières en Wallonie.

Pour ce faire, l’Administration et la SOFICO travaillent quotidiennement sur l’ensemble de ces dossiers pour permettre leur bonne mise en œuvre.

Concernant le volet de la mobilité, pour gérer un réseau routier, il n’y a pas d’autre choix que de réaliser des chantiers tant d’entretien que de réhabilitation, ce qui peut malheureusement entrainer des contraintes pour les usagers de la route.

Toutefois, pour garantir et maintenir la fluidité du trafic sur le réseau régional, je précise qu’il existe une circulaire intitulée « Chantiers et interventions sur le réseau structurant – Maintien de la fluidité du trafic ». Elle est d’application sur les voiries du réseau structurant et précise notamment le nombre minimal de bandes de circulation à maintenir selon l’heure de la journée pour les jours ouvrables, les samedis et les dimanches et selon les endroits du réseau, en fonction des charges de trafic constatées.

Ces dispositions sont obligatoires dans tous les chantiers.

Ensuite, le contrat d’Administration de la Direction générale des Routes, approuvé par le Gouvernement wallon, vise, entre autres, l’objectif suivant : « Planifier l’organisation des chantiers d’investissement selon une approche par axe ». Ce thème est donc bien important pour l’administration. Et chaque nouveau dossier routier et autoroutier tient bien compte de ce principe.

De manière générale, je rappelle que la majeure partie des travaux d’entretien est réalisée en dehors des heures de pointe définies par la circulaire. Des pénalités sont prévues dans les cahiers des charges en cas de débordement en dehors des plages horaires autorisées. Je précise également que de très nombreux travaux sont réalisés de nuit ou le samedi pour limiter encore les impacts sur la fluidité.

Je tiens donc à souligner qu’afin de réduire au maximum les désagréments pour les automobilistes, le Service public de Wallonie et la SOFICO mettent en œuvre des mesures particulières et veillent au bon respect de celles-ci, tout en étant vigilant à la bonne coordination entre les différents chantiers. Cette bonne coordination tient également compte du degré d’urgence propre à chaque opération à réaliser.

En ce qui concerne la situation des chantiers sur l’E42 dans le Hainaut, courant de la semaine du 9 octobre dernier, les travaux autoroutiers concernaient deux sens différents : le sens vers la France entre Mons et St Ghislain sur 6 km et le sens vers Bruxelles entre Mons et Obourg sur 8 km.

Le premier chantier est terminé et le second se poursuivra jusqu’à la fin novembre.
Les désagréments en termes de mobilité ont été constatés lors de la première journée de ce chantier, suite à deux accidents qui se sont produits en amont du rétrécissement de 3 à 2 voies. Le lendemain, 30 minutes de files étaient enregistrées sur ce tronçon emprunté par quelque 85.000 véhicules/jour. La fermeture de l’échangeur de St Ghislain n’a eu qu’un impact minime au niveau de la mobilité puisqu’il a été fermé essentiellement en période de WE.
Il faut noter que les équipes de chantier sont actives 7j/7 et en 2 pauses sur ces 2 chantiers autoroutiers.
Quant aux travaux effectués sur la Route de Wallonie, il s’agit essentiellement de travaux planifiés sur le long terme, puisqu’ils sont phasés sur 3 ans, mais actuellement le trafic passe sur une voirie latérale. Les travaux de revêtement entre Hautrage et Grandglise sur 5 km sont terminés. Le chantier Elia a globalement été dégagé, sauf en 2 endroits très ponctuels.

Tous ces travaux sont réalisés au profit de l’amélioration de la sécurité et du confort des usagers et de la mise à disposition d’un réseau de qualité et qu’il ne faut pas oublier que des hommes effectuent un travail dangereux pour rendre cela possible. Je souhaite aussi souligner qu’en termes de travaux routiers, la période de travail est actuellement propice avant l’arrivée de l’offensive hivernale.

Quant à l’abandon de la voiture individuelle, la volonté est bien sûr d’encourager le covoiturage et l’utilisation des transports en commun.

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