Les garanties de compensations du Centre Nature et Sports à Antoing

Question orale de Véronique. WAROUX au Ministre René COLLIN, ministre de l’Agriculture, de la Nature, de la Ruralité, du Tourisme et des Sport, sur les garanties de compensations du Centre Nature et Sport

Monsieur le Ministre, Je m’interroge sur l’état d’avancement du projet « Nature et Sport » à Antoing, en lien avec plusieurs de vos compétences : le sport, le tourisme, la nature et les forêts. Récemment, nous avons appris que 2 millions d’euros seraient délivrés dans le cadre du fonds Feder pour la « Marina » du Grand large et ainsi renforcer la complémentarité entre le centre ADEPS et le projet privé voisin « Nature et Sport », dans le bois de Péronnes.

Or, il est prévu que le promoteur de celui-ci réalise à sa charge, à titre de « compensations », l’extension sur 8 hectares du Grand Large afin que l’ADEPS puisse y organiser des régates homologuées. A quelle échéance devrait débuter ce chantier ? Celui-ci sera-t-il compris dans la phase « 1 » des travaux, qui comprend la construction de logements (186) et des aménagements connexes mineurs à l’égard de l’ampleur du projet global (restaurant, séminaire…), ou bien sera-t-il aménagé au cours de la phase « 2 », comprenant l’essentiel du projet, c’est à dire le centre aquatique, qui ne sera construit « que » si la phase 1 aboutit, à savoir si les cottages du projet sont vendus ?

Si cette deuxième option devait être celle retenue, de quelles garantie de mise en œuvre de ces travaux de compensations disposons-nous ? De plus, si seule la phase 1 est menée, ne craignez-vous pas que ce qui est conçu comme une zone de loisirs prévoyant des activités sportives et environnementales ludiques, fournissant théoriquement un emploi conséquent dans la région, ne soit détourné de son objectif mis en avant pour se réduire à la construction et à la vente de cottages dans un environnement forestier par un promoteur privé ?

Il est à tout le moins permis de s’interroger sur le phasage des travaux : construire des chalets et les vendre avant même de s’attaquer aux infrastructures sportives et à l’environnement du projet qui en seront les principaux atouts n’est pas de nature à faire taire les suspicions d’opération de promotion immobilière. Avez-vous des garanties sur le phasage des travaux et la réalisation des compensations, idéalement préalables aux constructions immobilières ?

J’en profite pour vous demander des précisions sur un autre volet du dossier. Des « rumeurs » ont laissé entendre que les promoteurs solliciteraient des subsides publics auprès de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour la réalisation du centre aquatique, au cœur de leur concept. Pouvez-vous nous confirmer qu’en aucun cas de l’argent public ne servira à financer cette méga-piscine privée ?

Merci pour vos réponses

Réponse de M. René COLLIN : Réponse brève, mais claire : mes services n’ont pas été associés à une quelconque réflexion sur le projet que vous évoquez. Il n’y a donc pas de compensation prévue, pour reprendre les termes que vous utilisez. Si j’étais à la Fédération Wallonie-Bruxelles, j’ajouterais encore que l’Adeps n’a pas non plus été associée.

Réplique de Mme Véronique WAROUX : Depuis des années, nous sommes plusieurs à craindre un projet de promotion immobilière, c’est la conversion de zones forestières en un centre de loisirs, or dans les premières étapes, il y aura plusieurs centaines de cottages seront construits et vendus avant d’entamer le volet « loisirs et sports », et c’est là toute la crainte de n’arriver qu’à cette pure opération immobilière.

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