Les perturbateurs endrocriniens

Question à M. Carlo DI ANTONIO, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire, de la Mobilité et des Transports, et du Bien-Être animal, sur « les perturbateurs endrocriniens ». Monsieur le Ministre, une centaine de scientifiques spécialisés dans les domaines de l’environnement et de la santé, appellent à la création d’un groupe international d’expertise, sur le modèle du GIEC, sur les perturbateurs endocriniens. Ces scientifiques constatent la puissance des lobbys sceptiques à reconnaître la présence, dans notre environnement quotidien, d’éléments chimiques interférant avec notre système hormonal ; des lobbys industriels qui ont un intérêt financier à entretenir le doute.

Afin de mettre la science à l’abri de l’influence des intérêts privés, les scientifiques en appellent à une réglementation efficace et à la création de cet organe scientifique international. Parmi les signataires, nous retrouvons le Belge Jean-Pascal van Ypersele, dont l’expertise, dans le domaine climatique du moins, n’est pas à mettre en doute.

Monsieur le Ministre, bien que vos compétences se limitent au territoire wallon, que pensez-vous de cette initiative ? Comment pouvons-nous l’encourager ? Disposons-nous déjà d’un centre de référence sur cette thématique si spécifique, et si importante, à notre échelle ? Travaillez-vous en coordination avec votre collègue en charge de la Santé sur ce sujet ?

Réponse de M. Carlo Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire, de la Mobilité et des Transports et du Bien-être animal. Il faut saluer la prise de position des scientifiques dans ce dossier particulièrement vaste et complexe. Comme vous le rappelez si justement, la Wallonie n’est pas à la manœuvre dans ce dossier qui relève des compétences fédérales.

À ma connaissance, il n’existe pas de centre de référence pour la thématique des perturbateurs endocriniens, même si le Conseil Supérieur de la Santé, qui dépend du SPF Santé publique, suit ce dossier d’assez près ; je vous invite à voir les avis 8914 et 8915 sur le site du Conseil Supérieur de la Santé.

Aussi longtemps que les critères définissant les perturbateurs endocriniens ne seront pas clairement et définitivement établis par les autorités européennes, il est difficile de mesurer la portée réelle de ces substances et, donc, leur impact sur notre environnement, notre santé et notre économie. Cette thématique devrait être abordée dans un cadre beaucoup plus large que le territoire wallon, voire même belge. Il convient d’éviter la dilution des moyens alloués pour au contraire encourager les collaborations internationales.

Réplique de Véronique Waroux. Merci, Monsieur le Ministre, pour votre réponse. Je sens bien, puisque vous saluez la position de ces scientifiques, que vous approuvez leurs propositions. Il est clair que cette compétence relève davantage du fédéral et de l’Europe. Néanmoins, le fait de savoir que vous saluez cette position permettra de donner un appui supplémentaire à leurs propositions.

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