Les voitures électriques

Question à M. DI ANTONIO Carlo, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire, de la Mobilité et des Transports et du Bien-être animal

De récentes annonces de grands constructeurs confirment encore l’importante évolution du parc de voitures électriques au niveau mondial, ce dont nous pouvons nous réjouir ! Cela s’inscrit dans les exigences environnementales relatives à la diminution de la pollution et des émissions de gaz à effet de serre notamment.

Quelle est l’analyse de cette évolution et quelles perspectives pouvons-nous espérer en Région wallonne ? Ces voitures sont-elles selon Monsieur le Ministre réellement écologiques ? Qu’en est-il aujourd’hui du développement des bornes de rechargement de voitures électriques sur notre territoire ? Le secteur des déchets, et particulièrement du recyclage, se prépare-t-il à l’avènement de ces nouvelles technologies et de ces batteries qu’il faudra en fin de vie recycler ?

Réponse de M. DI ANTONIO Carlo, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire, de la Mobilité et des Transports et du Bien-être animal

En matière de mobilité, une évolution des mentalités et des comportements est nécessaire. Outre les voitures électriques, hybrides ou à carburants alternatifs comme le CNG, le covoiturage, les voitures partagées, la multimodalité, le recours aux transports publics font tous partie d’un panel de solutions à promouvoir afin d’assurer un avenir positif et durable à la mobilité des Wallons.

Plusieurs initiatives ont été prises pour amplifier la transition vers une électrification du parc automobile, entre autres au niveau des TEC ou des services publics. Sur le plan de la qualité de l’air, le plan Air-Climat-Energie prévoit la création de zones basses émissions qui privilégieront notamment les véhicules électriques.

Selon les statistiques publiées par la FEBIAC pour l’année 2016, le parc des voitures belge comptait 5 200 véhicules électriques et 48 500 véhicules hybrides, sur un total de 5 670 000 voitures.

Concernant le caractère réellement écologique de ces véhicules, plusieurs facteurs doivent être pris en compte. Tout d’abord, selon une étude de l’ADEME parue en 2013, la contribution climatique globale d’un véhicule électrique, sur l’ensemble de sa durée de vie, est de l’ordre de 9 tonnes d’équivalents CO2, contre 22 tonnes pour un véhicule thermique.

Par ailleurs, la consommation d’un véhicule électrique est de l’ordre de 10 kWh pour 100 km, soit 1000 kWh pour un usage annuel de 10 000 km. Il s’agit donc, en cas de multiplication de tels véhicules sur nos routes, d’une augmentation de consommation non négligeable. Il reste à voir dans quelle mesure ce surplus de demandes peut être absorbé, et surtout comment cette électricité serait produite, en gardant à l’esprit la nécessaire transition énergétique et le développement des sources d’énergie renouvelables.

Le réseau des bornes de rechargement évolue progressivement et a tendance à se densifier. Des sites internet et des applications pour smartphones ont été développés afin de pouvoir localiser ces bornes.

Un autre aspect à prendre en compte est celui des matières premières nécessaires à la fabrication des batteries. L’impact sur le plan environnemental de l’extraction de certains métaux nécessaire pour la production des batteries est à considérer, mais le traitement des batteries en fin de vie est bien encadré par une obligation de reprise, et le recyclage des différents composants de ces batteries est poussé au maximum pour en réutiliser les produits de base.

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *