Nos intercommunales en mariage forcé : voulez-vous couler avec moi ? ;-)

IEG doit épouser IDETA ! Voilà le nouveau postulat. La dernière « bonne vieille idée », retirée des cartons PS et MR. Sans préciser qui gérera les projets et les comptes… Au nom du « mariage de raison« , « si nous ne le faisons pas, l’imposition viendra de plus haut« . Sous-entendu « sans que les fiancés puissent rédiger eux-mêmes le contrat nuptial. »

Ne s’agirait-il pas plutôt d’un mariage forcé, pourtant interdit sous notre régime légal ? L’union n’est-elle pas généralement précédée d’une période de séduction, où chaque parti tente de se montrer séduisant ?

Ici, que voyons-nous ? Le fiancé IDETA avoue avoir des difficultés pour garantir son avenir (« il ne sait plus assumer ses missions principales« ), avoir « épuisé ses réserves financières« , demande qu’on renfloue ses comptes et se hasarde dans des activités expérimentales. Avec pareille « dot », comment reprocher à la future « mariée » IEG d’avoir des doutes sur la stabilité de l’union, malgré un intérêt commun pour les zones d’activités économiques ?

Non, décidément, qui peut croire qu’un tel mariage forcé, si brutalement re-proposé en cette période de crise intercommunale régionale, a une chance de fonctionner ? Oserait-on l' »écran de fumée« , ou comme le Président d’IEG l’évoque un « moyen de diversion« , qui permettrait d’éluder les vraies questions posées sur IDETA, demeurées toujours sans réponses à ce jour ?

Comme un écran de fumée risque de se dissiper assez rapidement, mieux vaut avoir plusieurs fers au feu. L’autre est vieux comme le monde : conspuons le messager ! Ainsi, dans un article de presse publié dimanche dernier, le Ministre Président de la Wapi, qui rappelle son soutien total à IDETA, reproche à la Députée Véronique Waroux les questions posées sur son intercommunale : « Ce débat aurait dû se faire dans le cadre des organes des formations politiques et être exprimé de façon non polémique » – Il s’agit « d’un opportunisme de mauvais aloi » – « C’est la méthode qui m’indispose » – « Quel est le but ultime de l’intervention ? »

Est-ce donc anormal qu’une Parlementaire pose des questions… parlementaires sur la gestion et les investissements d’une intercommunale de sa région, et cela depuis bien avant l’Affaire Publifin ? Elle a pourtant interrogé des administrateurs cdH, qui se sont montrés rassurants. Mais ces histoires de filiales sans administrateurs publics et d’énergies renouvelables non durables ont néanmoins continué à la travailler…

Et elle pose des questions, l’insolente. Sans demander l’autorisation, sans se prêter au jeu qu’on veut lui imposer : « Sois parlementaire et tais-toi !« .

En conclusion : Oui à une rationalisation des intercommunales, le Gouvernement wallon la réclame, mais encore faut-il viser à créer des entités « nouvelles« , fondées sur des « bases totalement réécrites » et non sur le mélange ou l’intégration forcée d’identités actuelles aussi dépareillées ! Et oui aux débats publics, démocratiques, autorisés hors des murs opaques des intercos.

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