Perturbateurs endocriniens : le Sénat adopte son rapport

Le vendredi 9 mars, le rapport d’information sur les perturbateurs endocriniens rédigé par le Sénat était présenté. Les 72 recommandations contenues dans ce rapport portent non seulement sur la sensibilisation et la prévention mais aussi sur l’élimination des perturbateurs endocriniens dans des produits auxquels des groupes très vulnérables sont exposés (femmes enceintes, enfants de 0 à 3 ans et adolescents) ainsi que sur l’acquisition de connaissances scientifiques plus poussées.

Pour rappel, les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qui peuvent mimer l’action des hormones naturelles dans notre corps ou interférer avec leur fonctionnement. Il apparait que ces perturbateurs endocriniens (PE) peuvent être à l’origine de plusieurs maladies graves et troubles hormonaux.

Pour Véronique Waroux, sénatrice cdH, afin de protéger au maximum les citoyens, il convient de mettre en place plusieurs dispositions telles que, notamment :

  • la mise en œuvre de programmes de biosurveillance humaine dans les différentes entités fédérées et au niveau fédéral; afin d’évaluer le degré d’exposition à des substances nocives et les effets de celles-ci et de disposer de données sur le long terme, à l’instar du programme effectué en Flandre sur 8000 individus depuis plus de 15 ans. A cet égard, et à l’initiative de Véronique Waroux, plusieurs sénateurs ont réalisé aujourd’hui des prélèvements sanguins et urinaires en vue d’analyses afin de montrer l’ampleur de l’imprégnation des perturbateurs endocriniens ;
  • le développement de la prévention, l’information et la formation sur les perturbateurs endocriniens auprès des professionnels (médecins, architectes, ingénieurs, urbanistes …), dans les entreprises et dans le monde du travail sur les risques liés à l’utilisation et aux manipulations des perturbateurs endocriniens;
  • l’instauration de pictogrammes visibles et compréhensibles sur les produits concernés et destinés à avertir les utilisateurs de la présence de perturbateurs endocriniens et des risques qui en découlent afin que ceux-ci puissent adapter leur comportement ;
  • la création d’un groupe international de scientifiques indépendants, sur le modèle du GIEC en matière climatique, qui puisse fournir une information objective en la matière et qui puisse également assurer la coordination de la recherche au niveau international ;
  • l’introduction des critères relatifs à l’ «environnement-santé» dans les cahiers des charges des marchés publics, en accordant la priorité à des produits exempts de perturbateurs endocriniens

Ces recommandations se retrouvent également dans une proposition de résolution déposée par la Sénatrice humaniste au Parlement de Wallonie.

Pour Véronique Waroux, ce rapport ambitieux du Sénat doit, enfin, pousser notre pays à jouer un rôle proactif au niveau européen, et à prendre des mesures fortes à nos différents niveaux de pouvoirs (locaux, régionaux et fédéral) afin de mettre en œuvre une politique ambitieuse visant à réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens de manière drastique en vue d’une meilleure protection de la santé et de l’environnement.

Liens connexes:

Le rapport d’information du Sénat et ses 72 recommandations

Le communiqué de presse du Sénat

Le communiqué de presse du groupe cdH du Sénat

Le reportage de la RTBF

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *