Les plaintes des riverains d’Ecofrost sont suivies par le DPC

Question à M. Carlo Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire, de la Mobilité et des Transports et du Bien-être animal, sur « le suivi des plaintes des riverains d’Ecofrost ». Monsieur le Ministre, Depuis plusieurs semaines, des riverains de l’entreprise Ecofrost, entreprise située à Péruwelz et spécialisée dans la fabrication de produits à base de pommes de terre et plus particulièrement dans celle de frites, se plaignent de pollution sonore et olfactive pestilentielle accrues. Une explication concernant un problème technique sur un condensateur a été fournie par l’entreprise mais ne semble pas satisfaisante dans la mesure où le problème est annoncé comme réglé, alors que les nuisances olfactives se poursuivent.

En outre, une vague explication de porte laissée ouverte a juste été donnée pour les nuisances sonores. Les riverains auraient déjà contacté la police de l’environnement à plusieurs reprises. Certains se plaignent de demeurer sans réponse ou réaction, ou de devoir payer 30 cents/minute d’appels en attente. Monsieur le Ministre, pouvez-vous nous renseigner sur le suivi fait par la Police de l’Environnement ? Des rapports ont-ils été établis ? Ont-ils pu constater formellement les nuisances et en identifier l’origine ? Quelles seront les suites ? L’entreprise est hélas déjà « célèbre » pour ses pollutions passées. L’énorme extension en cours de finalisation mérite donc la plus grande vigilance. Merci pour vos réponses.

Réponse de M. Carlo Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire, de la Mobilité et des Transports et du Bien-être animal. Madame la Députée, des données disponibles au sein du Département de la police et des contrôles de Mons, il ressort que cette entreprise fait l’objet de plaintes au sujet d’odeurs et de bruit depuis début octobre 2016. L’exploitant vous a donné les mêmes explications qu’au DPC, à savoir qu’il y a eu un problème technique sur un condenseur et un souci de porte restée ouverte.

Le DPC a ouvert une enquête à ce sujet et il a déjà pris contact avec l’entreprise. Une visite de contrôle des installations a d’ailleurs été fixée au 10 novembre prochain. Le DPC a également pris contact avec le plaignant pour organiser des contrôles.

S’agissant d’odeurs et de bruit, le plaignant a les coordonnées de l’inspecteur du DPC pour l’interpeller dès qu’il subit des nuisances provenant d’Ecofrost. Depuis la plainte, le DPC est passé à deux reprises à proximité du site lorsque les conditions climatiques étaient défavorables pour l’exploitant et aucun constat n’a pu être fait en matière d’odeurs.

Le DPC va travailler sur trois plans :

  • Des passages réguliers à proximité du site ;
  • Le contrôle des nuisances odeurs et bruit en collaboration avec le plaignant ;
  • Le contrôle du respect des conditions d’exploiter en organisant une visite du site. Elle est prévue dans quelques jours, le 10 novembre.

Il faut noter que l’entreprise a déjà fait de nombreux investissements en vue de réduire ses nuisances environnementales. Le site n’avait plus fait l’objet de plaintes de riverains au niveau du DPC depuis plusieurs années et celle-ci date d’il y a un mois. Quant aux appels téléphoniques, si les plaignants passent par la centrale SOS Environnement-Nature, il peut effectivement y avoir un moment d’attente, le temps qu’un opérateur se libère, mais on a très peu de plaintes concernant ce numéro de SOS Environnement, puisque ce sont des personnes qui ne gèrent que cela. Ce n’est pas le DPC qui gère ce numéro, c’est un numéro qui est sous-traité.

Il y a quelques années, l’entreprise a effectivement connu un épisode de pollution grave. Depuis lors, les exploitants ont pris toutes les mesures pour se conformer aux exigences environnementales.

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