Projet Seine Escaut: le Ministre PREVOT introduit la demande de permis, l’avis des Tournaisiens sera pris en compte

Le Pont des Trous actuel

Véronique WAROUX apprécie la conciliation entre l’opinion des Tournaisiens sur le devenir du Pont des Trous et le développement de la mobilité fluviale sur le canal Seine-Escaut

Maxime PREVOT, Vice-président du Gouvernement et Ministre wallon des Travaux publics en charge des Voies hydrauliques (cdH) a annoncé ce mardi 4 août 2015 l’introduction de la demande du permis d’urbanisme relatif à la Traversée de Tournai. Parmi les travaux sollicités, la demande prévoit l’aménagement du Pont des Trous, en version « résille », soit l’option contemporaine telle que souhaitée jusqu’à présent par le Collège communal tournaisien. Toutefois, le Ministre pourra tenir compte du résultat de la consultation populaire des Tournaisiens sur cette question le 25 octobre, en cas de demande du Collège communal, et  modifier la demande de permis pour le Pont des Trous. En tant que Députée de Wallonie picarde, Véronique WAROUX (cdH) se réjouit de l’avancée administrative dans ce dossier important, en conciliant les intérêts des Tournaisiens et le développement de la mobilité fluviale.

Le projet Seine – Escaut  participe à la création, à l’horizon 2025, d’un réseau européen de navigation à grand gabarit reliant les principaux centres industriels, logistiques et commerciaux du nord de l’Europe aux grands ports maritimes. Ce maillage permettra la mise en œuvre d’une politique multimodale à l’échelle européenne  et contribuera au développement de systèmes de gestion de trafics intermodaux entre le rail, la route, l’air, la mer, les voies d’eau et le transport côtier à travers le corridor multimodal transeuropéen de transport Mer du Nord – Méditerranée. Le projet Seine-Escaut est par conséquent un dossier majeur pour le développement économique de la Wallonie et de la région picarde en particulier.

A l’initiative de Maxime PREVOT, ce projet a fait l’objet, par le Gouvernement wallon en février 2015, d’une demande de co-financement exceptionnel de l’Europe dans le cadre du RTE-T 2014-2020. Cette demande a été introduite conjointement par la Wallonie, la Flandre et la France puisqu’il s’agit d’un projet transfrontalier. Les premiers résultats de l’appel à projets sont d’ores et déjà très positifs puisque la Commission européenne a rendu un avis favorable le 29 juin pour ce projet dont le co-financement par l’Europe devrait être définitivement confirmé au second semestre 2015. Pour la partie wallonne, il s’agit d’une intervention européenne de 65 millions € sur un projet de près de 160 millions €.

Le projet implique la mise à gabarit de 2.000 tonnes (classe Va) de l’Escaut au niveau de la traversée de Tournai.

L’étape actuelle, indispensable pour la réalisation des travaux, est l’introduction, ce mardi 4 août 2015 août, par la Direction Générale Opérationnelle de la Mobilité et des Voies Hydrauliques du Service Public de Wallonie, de la demande du permis d’urbanisme auprès du fonctionnaire délégué.

Faisant suite à une étude globale d’incidences sur l’environnement, cette demande de permis porte sur l’ensemble des travaux liés à la navigation (Pont à Ponts et Pont des Trous) ainsi que les aménagements connexes (halte nautique évolutive et quais de l’Escaut entre le pont Delwart et le pont Devallée).

Le projet, dont l’estimation est d’environ 28 millions €, comprend les aménagements suivants :

–              Zone du Pont à Ponts : élargissement de l’Escaut sur une longueur de plus ou moins 190 mètres dans la zone du quai Saint-Brice et remplacement complet du Pont à Ponts existant par un nouvel ouvrage métallique ;

–              Quais de l’Escaut (Saint-Brice, Taille-Pierres, des Poissonsceaux, du Luchet d’Antoing, Vifquin, Casterman, Sakharov et des Vicinaux) : réaménagement complet des quais non encore aménagés ces dernières années et intégration d’une halte nautique évolutive aux alentours du quai Taille-Pierres ;

–              Zone du Pont des Trous : remplacement des arches de l’ouvrage et intégration de lisses de guidage nécessaires au passage des bateaux de classe Va, avec élargissement de l’arche centrale pour respecter ce gabarit.

 Afin de permettre le démarrage des premiers travaux au niveau du Pont à Ponts, prévus en 2016, il était indispensable de faire une demande de permis globale dès à présent.

 Pour le Pont des Trous, l’étude d’incidences sur l’environnement, le certificat de patrimoine et la concertation depuis quelques années entre le Collège communal de la Ville et le Service Public de Wallonie ont tous recommandé une structure contemporaine en résille. La demande de permis portera donc sur cet habillage.

Toutefois, le Ministre Maxime PREVOT a pris connaissance de la décision récente de la Ville de réaliser une consultation populaire le 25 octobre prochain concernant l’habillage du Pont des Trous : « résille » ou « en pierre ».

 Au terme de cette consultation et dans le cas où le Collège communal ferait la demande expresse d’opter pour une autre solution, la demande de permis pourrait être retirée pour cette seule partie du projet (Pont des Trous) sans que cela ne retarde le traitement administratif des autres volets du dossier. Dans ce cas, après l’obtention d’un nouveau certificat de patrimoine pour cette solution, une nouvelle demande de permis pour le seul Pont des Trous pourrait alors être réintroduite.

Pour le Ministre Maxime PREVOT, le projet de la liaison Seine-Escaut est un enjeu majeur pour la Wallonie. « Il permettra la création d’un réseau européen de navigation à grand gabarit reliant les principaux centres industriels, logistiques et commerciaux et réaffirmera la position stratégique de la Wallonie en tant que nœud intermodal idéalement situé au cœur de l’Europe. En plus du développement économique, de la création d’emplois et des économies d’échelle qui seront réalisées, ce projet permettra d’augmenter le trafic fluvial de marchandises de 22 % à l’horizon 2020 en Wallonie ».

La Députée de Wallonie Picarde, Véronique WAROUX (cdH) apprécie la conciliation entre l’avis des Tournaisiens sur le devenir du Pont des Trous et le développement de la mobilité fluviale sur le canal Seine-Escaut: « Le développement d’une mobilité fluviale plus importante est une des réponses aux défis environnementaux à relever. J’apprécie le volontarisme du Ministre Maxime PREVOT en la matière, et la mise en oeuvre rapide de cet ambitieux projet pour la Wallonie et pour l’Europe. Je suis également très attentive au respect du patrimoine régionale, et, comme beaucoup de Tournaisiens, je regrette le dynamitage programmé d’un emblème tel que le Pont des Trous. Toutefois, puisque cet acte s’avère indispensable pour la mise à gabarit du canal dans le respect d’un budget raisonnable, je plaide pour l’écoute des citoyens concernés par ce changement visuel, attachés à leur patrimoine. Si je déplore l’organisation d’une consultation populaire  si tardive, plutôt qu’une vaste réflexion communale de longue haleine, plus en amont de ce projet, avec davantage de propositions architecturales et urbanistiques, qui aurait dû inclure une large participation citoyenne, je constate avec soulagement  que la consultation organisée en octobre ne retardera pas le début du chantier global. L’aménagement du Pont des Trous n’intervenant qu’en fin de travaux, un changement éventuel dans le permis « en cours de route » reste possible. En tant que Députée wallonne « du coin », j’ai voulu assurer la compatibilité entre la préservation des intérêts des citoyens tournaisiens et le respect des impératifs de calendrier du Ministre et de son administration. Je me réjouis de cette avancée équilibrée pour les deux parties et remercie le Ministre pour sa décision avisée.« 

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