Retour sur la soirée Ciné-débat « Et nous, avant le déluge, on fait quoi ? »

Notre soirée « Ciné-Débat » du 20 juin, dédiée au Climat, a connu un beau succès ! Après le visionnage du documentaire produit par Leonardo Di Caprio « Avant le Déluge » (film choc, assez horrifiant mais d’une vérité implacable), les orateurs (Eric Marchal, de l’éco-quartier Pic au Vent, Jean-François Masure, de la coopérative Clef (éolien), Josué Dusoulier , du réseau Ath en Transition, Vincent Delobel, chevrier bio à Havinnes et défenseur de la Déclaration des Droits des paysans, et Tony Roupin, pour les potagers collectifs / Incredible Edible) sont venus nous expliquer leurs gestes quotidiens, leurs actions, pour contribuer à améliorer notre rapport à l’environnement, à la planète. Une soirée optimiste qui faisait du bien !

Merci au public, dynamique malgré la chaleur torride (un comble !), et merci à la HELHA pour la location de la salle. Au plaisir de vous revoir et de prolonger les discussions sur ces thématiques importantes, qui me tiennent tant à cœur : c’est agréable de ne pas se sentir seule dans ces combats !

Vous trouverez au bas de cet article les liens évoqués durant la soirée, ainsi que ceux menant vers les intervenants.

Pour celles et ceux qui n’auraient pas pu être des nôtres et qui sont malgré tout intéressés, voici un compte-rendu de la soirée.

Les photos de la soirée

Les liens

Josué Dusoulier

Ath en transition : http://www.athentransition.be/
Réseau Villes en transition : http://www.reseautransition.be/
Fête des possibles : http://fete-des-possibles.org/

Jean-François Masure

Coopérative Clef : http://www.clef-scrl.be/
Cociter (comptoir citoyen des énergies, fournisseur d’électricité 100% verte et locale) : http://www.cociter.be/

Vincent Delobel

Chèvrerie de La Croix de la Grise : http://chevreriedelobel.be/
Déclaration des droits des paysans : http://www.fian.be/La-Declaration-sur-les-droits-des-paysans

Eric Marchal

Ecoquartier du Pic au Vent : http://www.36-8.be

Tony Roupin

Incredible Edible Tournai : https://www.facebook.com/groups/427496860639350/
Un arbre pour la Wapi : http://www.unarbrepourlawapi.be

Autres (cités par le public et par Véronique Waroux)

Klimaatzaak (l’affaire climat, action en justice de citoyens contre l’Etat pour n’avoir pas assez agi en faveur du climat) : http://www.klimaatzaak.eu/fr/
Conférence de Marc Halévy – 5 ruptures : https://www.youtube.com/watch?v=Krdhu5mP9J0
Le documentaire « Avant le déluge » et les actions liées : https://www.beforetheflood.com/

Les présentations diffusées à l’écran

Avant le film (PDF – 7,8 Mo)

Durant le débat (PDF – 48,5 Mo)

Compte-rendu du débat 

VÉRONIQUE WAROUX – J’ai rédigé une proposition de résolution sur la consommation éco-responsable (démontabilité, recyclage, lutte contre obsolescence programmée). Elle est passée la semaine dernière en commission… mais a été refusée. Je tente d’agir à mon échelle mais suis aussi souvent frustrée, comme vous. Pour info, je travaille aussi en commission du Sénat « burden sharing » et récemment, j’ai voté contre le projet de centrale wallonne de biomasse, contre l’avis de mon groupe

FANNY GEERAERTS – Première question, comment garder l’enthousiasme ? Est-ce qu’il est encore temps d’agir ?

JOSUÉ DUSOULIER – Si l’objectif est d’arrêter changement climatique, il est trop tard, on peut l’adoucir. J’observe l’élection de Trump, et le fait que certains décideurs belges ne sont finalement pas plus progressistes que lui. Le changement massif et dont on a besoin ne viendra peut-être pas de là, de la politique. Il y a un système qui ne fonctionne plus, la politique telle qu’elle existe. Il est temps justement pour nous d’agir, ils ne le feront pas à notre place. On n’a pas à attendre, on peut faire des grandes choses, en tant que citoyen, on n’a pas d’autorisation à demander. Ma responsabilité est d’agir, avec d’autres. Au plus de citoyens passeront à l’action, le système politique s’adaptera s’il sent qu’il y a une vague qui dit qu’il faut le faire.

VINCENT DELOBEL – Dans tous les projets et institutions internationales, il y a parfois des petites vagues positives et des mouvements de fond qui vont dans le sens inverse. Certains états ou assemblées parlementaires progressent puis parfois se rétractent, voir USA et UK. J’adhère tout à fait à l’analyse de Josué sur les conséquences d’une telle rétractation, ça a toujours un effet positif aussi. Face aux gros mouvements d’industrialisation de l’agriculture, les ministres de l’agriculture ont plutôt pris le revers de ça pour redonner une image positive, d’attachement au local, au bio. Il y a eu de très gros progrès sur les dernières années. Le plus médiatisé est le clown qui tirera dans le mauvais sens, mais l’action de fond, c’est celle des citoyens.

VÉRONIQUE WAROUX – Ca fait partie de ma démarche citoyenne de manifester contre Trump et ça m’a fait du bien. La pression citoyenne est fondamentale, voir l’impact de Gaïa sur l’abattage étourdissement. Battez-vous et noyez-nous de mails aussi pour des causes humaines ! Pensez aussi à Klimaatzaak (ces citoyens qui ont intenté un procès contre l’Etat aux Pays-Bas et maintenant en Belgique parce qu’ils estiment qu’il ne va pas assez loin) pour mettre la pression sur le politique. Les mauvais élèves vont aussi se laisser entraîner par le trublion. J’ai abordé la question de la COP21 lors de mon passage en Chine, eux ont eu des soucis de santé qui les amènent à changer leur manière de faire à grande échelle. Il faut une répartition entre les efforts individuels et étatiques. On doit injecter de l’argent dans l’efficience énergique. Il y a des lobbys anti-éoliens assez effrayants, il faut pourtant de l’énergie zéro carbone, et développer le renouvelable.

JEAN-FRANÇOIS MASURE : J’ai un peu la naïveté de croire que oui pour nous et nos enfants c’est indispensable. Agir localement. On est plus de 1.000 au sein de la coopérative, on a rassemblé beaucoup de personnes à la cause. On a fait se rencontrer des gens qui ne se connaissent pas, pour essayer d’avancer vers une cause commune.

TONY ROUPIN : Ce qui m’inquiète, j’ai l’impression que le tapage médiatique sur les changements climatiques s’est réduit depuis 3-4 ans. Je n’ai pas l’impression de lutter que contre le changement climatique, mais bien contre la disparition des abeilles, des grenouilles, pour la biodiversité. L’alimentaire et la nutrition ça permet aussi de lutter contre la précarité. Il faut prendre du recul sur ces débats-là. Le monde est bousculé, il y a moyen de réinventer un nouveau système. J’aime l’image que pour inventer quelque chose de neuf, il ne faut pas être nombreux : il y a majorité qui regarde et qui suivront les « inventeurs » et tout basculera. Le conseil développement de Wallonie picarde souhaite planter 350.000 arbres d’ici 10 ans. Je pousse pour qu’on plante des arbres fruitiers pour nourrir. C’est important que ces arbres soient aussi disponibles à la cueillette.

FANNY GEERAERTS : Il est vrai, et ça a été rappelé récemment, que le débat sur le climat occupe parfois l’espace médiatique au détriment d’autres aspects environnementaux (disparition d’espèces).

FANNY GEERAERTS – De plus en plus se mobilisent au quotidien. Est-ce simple d’agir en cohérence totale avec ses valeurs, ses convictions ? Peut-on faire des petits écarts ?

JOSUÉ DUSOULIER – Il n’est pas possible de vivre en cohérence tout le temps, et vivre dans notre société actuelle. De mon côté, je ne prends plus l’avion depuis longtemps, je suis allé en Italie pour un Congrès en train. Ca a tout son charme. Pour être en cohérence, il faut en revenir à notre sensibilité. Sentir en soi ce qu’il se passe. Je ne vais plus aux supermarchés et aimerait bien me passer de voiture, mais ce n’est pas encore possible. Comment ressent-on les choses, bien ou pas ? J’ai 3 enfants, ma fille de 11 ans, ne veut pas de Nutella à l’huile de palme. On n’est pas malheureux parce qu’on ne mange pas de Nutella. Je ne suis pas malheureux parce que je ne saute pas en parachute. Quand je fais ces choix, qui peuvent être vus comme radicaux, ils sont gratifiants et n’ont pas de prix. J’ai passé récemment un WE en forêt en Belgique, dans les bois, nagé dans une mare avec un ponton. Ce chemin de la cohérence me fait du bien, je suis plus heureux et tranquille dans la vie, et il m’est plus facile de regarder mes enfants dans les yeux. Je ne veux pas qu’ils me demandent ce que j’ai fait ou pas, dans 20 ans, vu les problèmes climatiques qu’on vit et qu’ils vivront. Les choix ne sont pas des privations. J’abandonne des choses mortifères. Il faut accepter aussi que d’autres font d’autres choix que moi. Ce n’est pas toujours facile dans les relations avec les proches.

ERIC MARCHAL – En observant toutes les initiatives, je me dis aussi qu’on vit une période extraordinaire. Il n’y a plus grand monde dans notre société qui croit dans les recettes d’il y a 20-30 ans. Architecte à l’époque, on était au courant de toutes ces choses, on a vécu les crises pétrolières. Mais les bâtiments durables avant n’étaient pas rentables, alors on rattrape seulement le retard pris, depuis +/- 10 ans. Les jeunes qui émergent aujourd’hui ont une chance : les propositions nouvelles qu’ils apporteront, peut-être farfelues au premier abord, seront écoutées avec beaucoup plus d’attention, parce que le monde est perturbé et à l’écoute. Pour le reste, si vous voulez intéresser et convaincre, il faut démontrer que ce que vous faites, vous rend heureux ! L’outil du bonheur visible est un bon moyen de contamination, voire de révolution.

FANNY GEERAERTS – Sur l’éolien, on voit beaucoup de réticences. Monsieur Masure, comment on se comporte et on entend ce discours-là, comment on dialogue en tant que promoteur ?

JEAN-FRANÇOIS MASURE – C’est Important de parvenir à une écoute, à une réceptivité. A Leuze, il y a 2 parcs différents, le nôtre avec 2 permis cassés successivement. Les opposants n’ont pas envie de discuter mais de mettre les gens l’un contre l’autre. La coopérative, c’est 1000 personnes mais 3 personnes seulement sont allées au Conseil d’Etat. On a tenté de discuter, ça ne sert malheureusement pas à grand-chose, à part à s’énerver. En plus de ne pas avoir envie d’avancer, ils bloquent les autres, et ont une moyenne d’âge élevée ; nous on défend aussi nos jeunes générations et nos enfants. Par contre, l’autre parc qui a aussi connu des soucis en matière de bruit, face à une opposition locale de +/- 50 personnes, ça a débouché sur un comité de concertation. Il se compose de représentants de la Ville, de riverains et du fabricant, avec à la clef, une modification technique des éoliennes. Une éolienne comme la nôtre, c’est de l’énergie pour 1.400 ménages, ce n’est pas rien. C’est un peu paradoxal – même si c’est la démocratie –  de voir que 3 personnes peuvent aussi facilement bloquer au Conseil d’Etat, en utilisant des failles au niveau de la législation de la Région wallonne. Et là, je dis au législateur : attention à bien bétonner la législation pour éviter ces failles.

FANNY GEERAERTS => la parole est à la salle

PUBLIC : Merci à Mme Waroux et aux invités, c’est une chouette initiative. Ce sont des exemples qu’il faut suivre. Je vais revenir sur le thème du film, le climat, qu’il faut voir de manière globale et mondiale. Pour le résoudre, on a des solutions, mais il faut arriver à les appliquer. On est bientôt en juillet, et on aura déjà utilisé tout ce que la planète peut fournir comme ressources. On l’appauvrit de plus en plus. Pourquoi ? Surconsommation importante. Pour moi, le problème principal du climat est peut-être aussi l’expansion démographique. C’est délicat bien entendu, mais si on ne parvient pas à arrêter cette explosion, on peut faire ce qu’on veut, on va droit dans le mur.

VÉRONIQUE WAROUX : C’est un problème fondamental, et on n’ose pas trop y toucher. De quel droit ? La démographie galopante est une chose, la migration galopante aussi. Je connais beaucoup de confrères politiciens qui ne veulent pas de migrants de guerre. Mais le souci des migrants climatiques va bientôt exploser aussi. L’élément qui aidera c’est aussi l’éducation aux femmes, la contraception.

PUBLIC : As-tu parlé du problème démographique lors de ton voyage en Chine ?

VÉRONIQUE WAROUX – Oui, bien entendu, on a abordé la question. Chez eux, après la politique de l’enfant unique, ils ont constaté qu’ils « manquaient » de femmes dans certaines zones. Ils se veulent désormais sur une démographie contrôlée. L’Inde est aussi cruciale au niveau démographie. Je n’ai pas trop ressenti le lien environnement / démographie en Chine, c’était surtout démographie / économie. Mais les problématiques de santé les ont aussi amené à changer des choses au niveau énergie. On en parle beaucoup, même si j’avoue que je n’en ai pas vu beaucoup. Il y a encore beaucoup de charbon. Oui, la désindustrialisation de Pékin en cours. Je rappelle que l’élan démographique existe aussi beaucoup dans pays africains.

JOSUÉ DUSOULIER – Sur la recherche de la cause principale : je ne suis pas ingénieur mais plutôt psychopédagogue. Les enjeux climatiques nous dépassent. L’homme en tant qu’espèce a une capacité de trouver les raisons. La démographie n’est pas le problème, mais n’est qu’une partie du problème. Qu’est-ce que mon cerveau me dit, comment je peux modifier les choses, quelles sont mes capacités d’action ?

PUBLIC : Je suis architecte et conçois avec des matériaux bio-sourcés. Sauver le climat ? Non, ce n’est pas ça qu’il faut dire : on essaie de sauver l’espèce humaine ! Des extinctions massives, il y en a eu sans doute 6 ou 7 dans l’histoire de la Terre. Le réel problème, c’est qu’on parle de changer le climat et la planète. Le jour où on parlera tous de sauver l’avenir de l’humanité, les gens se sentiront plus concernés par la question. On prend encore les choses avec trop de distance. Je trouve intéressant le mouvement en transition, et aussi le mouvement politique. On est tous convaincus qu’il faut agir à notre échelle. Mais tous les gens qui ne sont pas assis ici avec nous ne le sont pas. Il faut des microsystèmes locaux, et des mouvements politiques qui embraient et l’étendent. Il ne faut pas attendre les politiques pour changer, mais politiser le changement. Pour qu’il soit concret et durable au niveau mentalité, il faut repenser le bonheur. Il n’est pas dans l’argent et la réussite. C’est du snobisme généralisé. Le bonheur est dans la simplicité.

VÉRONIQUE WAROUX – On est aussi père et mère de famille, donc on humanise les choses. En général, les microsystèmes ont du mal avec la récupération politique ! La démarche Agenda 21, EMas en entreprise (management environnemental), on peut la systématiser, la stimuler grâce à des subsides. Vous avez vu dans le petit film combien je ne suis pas cohérente. Je suis une grande consommatrice. Mais je ressens les choses, aussi ; j’étais littéralement en larmes en voyant le doc sur Klimaatzaak.

PUBLIC : Merci pour cette soirée et pour le panel -un peu masculin- que vous avez réuni ce soir. Il faut faire attention parce qu’il n’y a pas que le climat. Ce qui est en cause, c’est tout un système socio-économique porté par des valeurs, et ce sont ces valeurs qui sont le souci. L’immédiateté, l’individualisme et la rentabilité sont les problèmes. Vous portez d’autres valeurs, plus spirituelles, dans la durée, de construire des relations avec l’autre, l’environnement. Nous n’allons pas, du jour au lendemain, renverser la puissance des multinationales, mais chaque pas dessine cette chorégraphie d’un futur construit ensemble.

VÉRONIQUE WAROUX – Je travaille aussi sur les questions environnement-santé, les perturbateurs endocriniens. Je tombe des nues, on est face aux industries, que nous avons entendues. Et qui sont très difficiles à combattre. On a plus de 15 ans de retard par rapport à la Flandre qui a déjà pris des mesures. Pour moi, il y a 3 urgences : climatique, sécuritaire (terrorisme), environnement/santé.

PUBLIC : Un conseil, allez voir la conférence intéressante de Marc Halévy (sur Youtube), sur les 5 ruptures phare avec les valeurs.

PUBLIC : Il y a quelque chose qui me saisit. J’entends la Commission européenne, les différents Parlements, on prend le lobbying comme d’une banalité extrême, or ils ont leurs bureaux à l’intérieur des parlements. Est-ce normal ? S’il y a quelque chose à écumer, c’est ça. Il faut la volonté. Trump n’est pas politique, c’est un homme de la finance. Selon lui, il ne faut plus de politique, il faut juste les 100 personnes riches qui règlent le sort du monde. Pourquoi y a-t-il si peu d’opposition vis-à-vis du monde du lobbying ?

VÉRONIQUE WAROUX – De mon côté, je fréquente des lobbyistes comme Greenpeace, IEW, Gaïa,… Tout est une question d’avec qui on va, avec qui on a une écoute. Il y a des élus qui aiment être bien reçus dans certains cadres, c’est malsain, je le confirme. La réponse est dans le choix du lobbyiste qui me plaît et que je vais moi-même aller solliciter. Attention aussi aux pseudo-scientifiques qui sont payés par les industries. Il faudrait que les entreprises financent un fond indépendant, qui lui-même financera des études scientifiques, mais pas de relation directe.

VINCENT DELOBEL – Sauver l’humain ? Il faut sauver le vivant qui nous entoure ! En tant qu’agriculteur, je sais aussi qu’on n’a jamais vécu seul. L’important est aussi de sauver les espèces végétales et animales. L’importance de l’élevage. On commet parfois de gros manques de nuances. Il est parfois important de rappeler notre interdépendance avec les autres êtres vivants qui nous entourent. Ce n’est pas qu’un défi technique. Il y a des animaux qui sont complices et dévoués pour nous aider là-dedans. J’aimerais qu’on ne réduise pas la question de l’élevage à une histoire de méthane. Il faut étudier ces choses, diversifier les herbes… Il faut aussi se rappeler le rôle que les animaux d’élevage ont eu dans l’histoire pour nous.

TONY ROUPIN – Je voulais revenir sur la récupération politique ? Si c’est faux ou vrai, on le sent. Il y a la parade de médias où on se gargarise, et il y a la vraie récupération, la bonne. Si demain, la Ville de Tournai nous met des terrains à dispo (la plaine des manœuvres, par exemple) ce serait une belle récupération. Il faut une alliance entre les associations, les citoyens, les écoles, les politiques. Je suis pour les « récups » bien faites ! Le Tour de France qui passe, je trouve ça dommage. Une plaine de jeux coûte moins et reste des décennies. Avec 3 fois rien, on peut faire beaucoup de choses. Un exemple : ils sont très jolis, les oliviers et figuiers sur la Grand-Place, mais aussi très cher. Soyons plus intelligents !

PUBLIC : J’ai beaucoup de respect pour M. Marchal avec qui j’ai eu une discussion téléphonique récemment. Chacun est convaincu qu’il faut agir sur le climat. Vos clients, ce sont des gens qui étaient conscients et avaient le budget pour acheter une maison durable. Le commun des mortels ne l’est pas autant, je crois, que cette assemblée. Au Maroc et au Congo, ils ont rêvé devant la vitrine de la consommation depuis des années, aujourd’hui, quand ils le peuvent, ils foncent et n’écoutent rien d’autre Préserver le climat, ce sera pour la génération suivante, chez eux.

ERIC MARCHAL – On est passé par là aussi dans les années 50. Le bonheur moyen par individu et mètre carré n’est pas meilleur qu’à l’époque. Je sais aussi que les primo-arrivants ne tiennent pas le même discours.

JOSUÉ DUSOULIER – Le mouvement en transition est présent dans 50 pays, pas uniquement en Belgique, mais aussi au Brésil, dans des favelas, en Afrique du Sud dans des quartiers pauvres… C’est faux de se dire qu’il n’y a que des gens comme nous qui pensons ça. Ça existe aussi dans d’autres contextes complètement différents du nôtre. C’est nous qui avons le plus à faire et le plus de responsabilité (notre empreinte écologique est bien supérieure à celle de personnes qui vivent dans d’autres régions du monde).

PUBLIC – Je suis contente d’être venue parce que je sens que je ne suis pas un OVNI, comme on m’a appelée il y a une quinzaine de jours. Quand je parle climat, on me regarde comme si j’étais sur une autre planète. Toutes les personnes qui ne sont pas venues, il est important de les sensibiliser.

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