La signalisation des chantiers en cours sur nos autoroutes

Question à M. Maxime PREVOT, Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine, sur la signalisation des chantiers sur nos autoroutes. Je prends pour exemple des travaux qui ont actuellement lieu entre Peruwelz et Bernissart, entraînant un resserrement de deux voies à une voie avec de forts ralentissements et de très longues pertes de temps de parcours. Avec, en début de chantier tout au moins, aucun engin présent sur la zone de travaux, d’où une certaine incompréhension des automobilistes. Il serait utile pour les usagers de la route d’être mieux informés des travaux, avant et pendant. Des informations sur l’objet des travaux (réparations, déboisement, pose de rails de sécurité,…), sur leur date de commencement et de fin figurent régulièrement sur les autoroutes françaises.

En Wallonie, il semblerait que cela soit le cas uniquement pour des chantiers de longues durées. Or, des informations préalables, en amont sur le trajet, permettraient d’envisager des trajectoires alternatives plutôt que de se retrouver coincés par surprise dans les embouteillages.

Monsieur le Ministre peut-il nous repréciser à partir de quelle durée estimée de chantier, des panneaux sont-ils apposés ?

N’est-il pas envisageable de prévoir des panneaux « standard » mobiles, avec date de début et de fin de chantier, pour ceux de courte durée ? Ne pourrions-nous davantage utiliser les panneaux d’affichage électroniques, placés en nombre sur nos autoroutes, pour diffuser ce type d’information ? De quel délai les entreprises bénéficient-elles pour procéder aux réductions de voiries, avant le début de chantier ? Ce délai ne pourrait-il être réduit (et surtout, interdit avant un week-end), afin de limiter la durée des embarras de circulation, d’autant plus exaspérants pour les automobilistes lorsqu’ils constatent qu’aucun chantier n’a encore débuté sur la voirie ?

Je rappelle que les bouchons contribuent à l’émission de gaz à effet de serre, mauvais pour l’environnement, et représentent une perte financière significative pour les employeurs, en plus d’impacter considérablement la qualité de vie des usagers.

Réponse de M. Maxime PREVOT, Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine. La signalisation des chantiers est réglée par un arrêté ministériel du 7 mai 1999 relatif à la signalisation des chantiers et des obstacles sur la voie publique (et inséré dans le Code de la route). En outre, des instructions complémentaires (et régulièrement mises à jour) sont prescrites au niveau régional via le cahier général des charges types «Qualiroutes».

Cet arrêté détermine la signalisation à mettre en place en fonction de 6 catégories de chantiers, et est relativement complexe du fait du nombre de cas couverts : chantiers routiers ou autoroutiers, gênant peu ou beaucoup la circulation, mobile ou pas, … Il n’est donc pas possible, au stade actuel, au vu des éléments en ma possession, de déterminer si le chantier qu’évoque l’honorable membre entre Péruwelz et Bernissart pose un problème particulier en regard de la réglementation. En tout état de cause, aussi bien l’administration que l’entrepreneur sont a priori bien conscients des responsabilités qui leur incombent et qui sont d’ailleurs prescrites dans le cahier des charges.

Pour le reste, force est de reconnaître que l’information des usagers fonctionne mieux à l’échelle des chantiers autoroutiers (qui sont les plus susceptibles de causer des désagréments massifs) que des chantiers sur voiries régionales classiques. Plusieurs actions et réflexions sont en cours, notamment au sein du Centre Perex.

On relèvera à ce propos les initiatives suivantes :

  • Les informations de chantiers continueront d’être publiées sur le site trafiroutes.be, en ce compris pour les voiries hors autoroutes ;
  • La table Traffic message channel, qui consiste à diffuser un code chiffré que le récepteur radio transforme en message vocal, ce qui permet d’adapter automatiquement selon la langue utilisée, a été adaptée dernièrement pour couvrir les routes, donc les informations de chantiers qui s’y déroulent seront aussi émises sur les GPS ;
  • Un test est en cours à Cheratte pour afficher le temps de parcours et les éventuels ralentissements, en temps réel, dû au chantier ;
  • Dans un futur proche, davantage de temps de parcours seront affichés sur trafiroutes suite à une remise en état de certaines boucles de comptages ;
  • Pour certains chantiers (autoroutes ou routes), le Centre Perex place des remorques d’information préalable ;
  • Les partenariats avec des fournisseurs de services tel que celui conclu il y a peu avec la société COYOTE, vont permettre d’améliorer l’information aux usagers et renforcer la remontée d’information ;

La signalisation pourrait effectivement être déplacée, dans certains cas et en fonction des chantiers, les week-ends. Mais il faut souligner que durant ces périodes le trafic est moins important et la capacité disponible généralement suffisante Cela dit, je reconnais que ces « petits » chantiers (quelques jours ou semaines) peuvent aussi avoir un impact certain sur la mobilité et du point de vue des automobilistes. Je vais donc demander à l’administration de me faire des propositions afin de voir si l’information et l’organisation de ces chantiers ne pourraient être optimisées.

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