Intégrer des clauses environnementales dans les marchés d’entretien routier

Constatant ces dernières semaines nombre d’abattages d’arbres, le long des autoroutes E42 et de E19, j’ai interrogé le Ministre Maxime Prévôt sur la destination et la valorisation de ce bois, ainsi que sur la prise en compte des périodes de nidifications dans la planification de ces travaux. Le Ministre m’a répondu que la valeur marchande du bois entrait en ligne de compte dans les offres de prix remises par les entreprises. Les offres peuvent même être négatives: tout bénéfice pour les finances publiques !
Les arbres abattus sont valorisés sous forme de copeaux de bois pour une réutilisation sur des chantiers de plantation et/ou sous forme de rondins de bois ou de plaquette pour être utilisés comme combustible de chauffage. En réponse à ma question, il ajoute que qu’il « n’y a pas encore de clauses environnementales dans les marchés d’entretien routier et ce serait éventuellement intéressant d’en inclure pour les prochains marchés. Une réflexion est en cours à ce sujet. »
De plus, les abattages initiés en particulier par les Directions des routes de Mons et Charleroi étaient planifiés jusqu’au 15 avril au plus tard, soit avant la période de nidification. Je me réjouis de cette prise en considération de l’environnement et de la biodiversité dans de tels marchés. Un bon signal.