Une résolution pour protéger les minorités religieuses en Afrique et au Moyen-Orient

Les violences, les persécutions et les discriminations perpétrées à l’encontre de personnes appartenant à des communautés religieuses — minoritaires ou non — ou à l’encontre de personnes qui n’ont pas de convictions religieuses perdurent dans de nombreuses régions du monde. Ce phénomène est inquiétant à plus d’un titre car force est de constater que l’absence de tolérance religieuse et d’ouverture au dialogue, ainsi que l’absence de coexistence œcuménique pondérée, conduisent souvent à des tensions politiques, à de nombreuses formes de violence (de nature symbolique, psychologique ou physique) et, in fine, à de possibles conflits armés.

Ces faits touchent actuellement tout particulièrement la communauté chrétienne d’Afrique du Nord, du Proche-Orient et du Moyen-Orient. Suite à l’évolution des révolutions dans le monde arabe, ainsi qu’à l’offensive et l’avancée de Daesh, la situation reste très tendue dans cette partie du monde. Sans entrer dans les détails concernant la situation particulière de chacun de ces pays et sans émettre de jugement, une tendance est incontestable: la situation des minorités religieuses et philosophiques régresse considérablement dans ces régions.

Les auteurs de la présente proposition de résolution sont convaincus de la nécessité de protéger toutes les minorités religieuses et philosophiques à travers le monde, de sauvegarder la mosaïque de traditions, de mémoires, de croyances, les patrimoines culturels et religieux ainsi que l’ensemble des libertés et des droits fondamentaux des peuples. Des menaces particulières pèsent en effet sur les minorités religieuses, et notamment les minorités chrétiennes.

Il est particulièrement choquant de voir les persécutions, l’exode forcé, la confiscation des biens et la destruction de lieux de culte des Chrétiens. Ce sont des crimes contre l’humanité qui, non seulement touchent ces communautés, mais affectent aussi violemment les valeurs humanistes, la sécurité et la paix du monde. Le droit à la liberté de religion ou de conviction, le droit de ne professer aucune religion ou conviction et le droit de changer de religion ou de conviction sont des droits humains universels et des libertés fondamentales de tout être humain apparentés à d’autres droits de l’homme et libertés fondamentales, consacrés par l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

L’actualité a mis en lumière la situation des Chrétiens de l’Afrique du Nord, du Proche-Orient et du MoyenOrient. Il faut agir maintenant pour permettre aux Chrétiens autochtones chaldéens, syriaques, assyriens, araméens, latins, aux Yezedis et aux autres groupes persécutés par le Daesh et autres minorités philosophiques de vivre en sécurité et d’avoir un avenir dans leur pays respectif.

Vous pouvez consulter le texte complet de la résolution que j’ai cosignée, à l’initiative de ma collègue Véronique Salvi, et avec les députés Isabelle Moinnet, Marie-Dominique Simonet, Josy Arens et Dimitri Fourny.

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