Une seconde session « abusive » à la Haute école Condorcet de Saint-Ghislain

Ce 14 juillet, interpellée par des parents d’élèves, j’ai posé une question d’actualité à la tribune du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, à propos des secondes sessions des étudiants en logopédie de la Haute Ecole Condorcet de Saint-Ghislain, suite à une mauvaise application du décret Paysage. La situation est extrêmement problématique et urgente : pour quelques échecs, parfois seulement deux ou trois, des unités entières d’enseignement doivent être représentées. Soit 17 examens pour 2 échecs, par exemple, parmi lesquels des activités d’apprentissage brillamment réussies.
Le Ministre, dans sa réponse, se dit conscient du problème. Il reprécise que chaque activité d’apprentissage réussie est définitivement acquise. A sa connaissance, la Haute Ecole Condorcet serait la seule à avoir appliqué erronément le décret de la sorte. Son Directeur-Président s’est vu rappeler les objectifs du décret: l’aide à la réussite des étudiants. Je regrette que dans le cas présent, les étudiants soient dans une situation démotivante. J’espère que des dispositions seront prises au plus vite pour annuler les secondes sessions des activités d’apprentissage déjà réussies, et pour en informer au plus vite les étudiants en cette période estivale, afin de leur permettre de se concentrer sur les seules matières non assimilées lors de la première session.
Voici la retranscription intégrale de cette question et de la réponse du ministre de l’Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt.

Monsieur le Ministre,

Il nous revient, via des parents d’élèves, que plus de la moitié des élèves de 1ère année de logopédie – 92 sur 166 – de la Haute Ecole Condorcet de St-Ghislain sont dans une situation très problématique : pour quelques échecs (parfois seulement deux ou trois), ils doivent repasser en seconde session des unités entières d’enseignement. Parmi elles, on retrouve des activités d’apprentissage brillamment réussies. Pour 2 échecs, 17 examens sont à représenter, alors que 15 d’entre eux ont été réussis! La Haute Ecole justifie cette situation par l’application du décret Paysage, ce qui est très inquiétant ! Monsieur le Ministre, nous savons que vous avez été interpellé à ce propos. Vous avez invité la Haute Ecole Condorcet à faire des adaptations pour protéger les intérêts des étudiants. C’est déjà ça. Mais, visiblement, votre réponse ne suffit pas aux familles concernées, qui estiment leurs enfants lésés et souhaitent légitimement une adaptation pour cette année encore. Envisagez-vous donc d’aller plus loin dans vos démarches ? N’est-il pas nécessaire que des adaptations soient opérationnelles pour la seconde session de cette année 2015 ? Avez-vous eu vent d’autres cas similaires dans d’autres établissements d’enseignement supérieur ? Comment comptez-vous les solutionner ?   

Réponse de Monsieur le Ministre Marcourt : Manifestement, la Haute Ecole Condorcet applique de manière erronée le Décret Paysage. Pour réussir, il faut réussir les unités d’enseignement, qui permettent alors de capitaliser ces unités. Dans ces unités d’enseignement, il y a les activités d’apprentissage. C’est par erreur que la Haute Ecole Condorcet indique que si on n’a pas réussi l’unité d’enseignement, il faut repasser toutes les activités d’apprentissage. Et dès lors, j’ai demandé au Comité Délégué du gouvernement d’insister auprès de la Haute Ecole, puisque le problème ne s’est posé que dans cette Haute Ecole, de rappeler au Chef d’établissement, le Directeur-Président, que la réforme a été faite dans la volonté d’aider à la réussite et pas, comme ici, d’appliquer de manière cumulative des dispositions. Pour capitaliser, il faut réussir une unité d’enseignement qui présente plusieurs activités d’apprentissages. A chaque fois que l’une d’entre elle est acquise, il est évident qu’elle est définitivement acquise. Nous travaillons avec la Haute Ecole pour régler ce problème qui effectivement est difficile pour les étudiants.

Réplique de Véronique Waroux : Merci Monsieur le Ministre, je vois que vous êtes parfaitement conscient de la gravité de la situation. Vous êtes intervenu en disant qu’il fallait orienter les décisions dans l’intérêt des étudiants. Or, ici, ils se retrouvent dans une situation tout à fait déprimante et démotivante à devoir repasser l’ensemble des examens. Il serait urgentissime de pouvoir les informer si changements il y avait dans un très court délai, pour ne pas devoir représenter les matières réussies.

Une réponse à “Une seconde session « abusive » à la Haute école Condorcet de Saint-Ghislain

  1. Bonjour,
    Merci de vous pencher sur le sort de nos étudiants. Je tiens cependant à faire remarquer qu’il ne s’agit pas uniquement des étudiants en logopédie de la Haute Ecole Condorcet de Saint-Ghislain, mais aussi p.ex. d’étudiants en kiné de la même école à Tournai.
    En attendant, une position claire et une information non-équivoque est urgente : les étudiants doivents pouvoir mettre leurs priorités et savoir le plus rapidement possible quels examens ils doivent rep!asser: la session commence dans un mois…
    Merci encore

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