Véronique Waroux ne sera pas candidate aux élections communales 2018

Actuellement Sénatrice et Députée wallonne cdH, et cheffe de groupe d’Action Citoyenne au Conseil communal de Péruwelz, Véronique Waroux ne sera pas candidate aux prochaines élections communales. Elle estime avoir apporté sa pierre citoyenne à l’édifice de sa Ville et invite d’autres à s’investir pour bâtir le Péruwelz dont ils rêvent. Elle poursuit toutefois son engagement à l’échelon régional.

A l’heure où les listes électorales pour les élections communales de 2018 se composent, et où les principaux porteurs de projet s’affichent, les décisions personnelles s’imposent. Véronique Waroux, Sénatrice et Députée wallonne cdH et engagée dans la vie politique communale, sur une liste citoyenne, depuis 11 ans, fait le choix difficile de ne pas se présenter aux élections communales de Péruwelz en 2018, tout en gardant sa confiance dans un projet de renouveau pour sa ville. Elle explique les raisons de ce choix.

« La démocratie, surtout au niveau communal, c’est le pouvoir par le peuple pour le peuple. Je n’étais pas prédestinée à faire de la politique, on est venu me chercher en tant que citoyenne – et surtout en tant que femme. Je passe mon tour et invite d’autres à s’impliquer. 

Je me suis investie depuis 11 ans avec beaucoup de plaisir et le sens du devoir. J’ai exercé un échevinat passionnant, et j’estime avoir contribué utilement à améliorer un peu ma Ville, celle que j’aime, avec l’important chantier de la Grand-Place notamment. Que le résultat plaise ou pas, c’est l’opinion de chacun, mais au moins je me suis investie, et j’ai mis ma pierre à l’édifice. Avec mon groupe, Action Citoyenne, nous avons élaboré et porté un tas de projets de développement, laissés au frigo par la majorité en place. 

Ensuite, j’ai bien mangé mon pain noir dans l’opposition. Je suis sincère lorsque je critique la politique menée par la majorité : je ne le fais pas pour le plaisir de « passer pour la méchante », mais parce que le manque de vision, de projet, dans cette ville qui en a bien besoin et qui a tant de potentiel, m’énerve et me désole. 

La politique est une passion dévorante. Je le reconnais, je ne prends pas de plaisir à m’époumoner, à dénoncer et à ne pas voir se concrétiser le projet de Ville de la mouvance AC, auquel je crois pleinement. J’ai toujours dépensé une énergie folle dans mes activités professionnelles et politiques, mais j’ai besoin de résultats concrets. Sachant l’importance pour une commune de disposer d’une opposition impliquée et attentive, j’en conclu qu’il est temps pour moi de reconsidérer mon avenir personnel et professionnel. 

Je pense qu’il est sain, en politique, de pouvoir passer la main pour permettre le renouvellement. Chaque citoyen devrait s’investir dans la gestion de sa ville, que ce soit par la voix politique ou associative, à un moment ou à un autre. Cela permet aussi d’être confronté à la réalité politique, avec ses joies et ses écœurements, ses victoires et ses défaites, et de comprendre qu’il n’y a pas « qu’à ».  

J’invite tous les citoyens qui ne se retrouvent pas dans la politique du PS et du MR, qui veulent bâtir un Péruwelz dont ils pourront être fiers, à prendre leurs responsabilités, à se coaliser, et à se mobiliser sur une liste citoyenne. Sous quelle forme? Ce sera à eux de décider. Mais le changement ne tombera pas du ciel ou en se contentant de critiquer ceux  qui s’investissent.  

Ce que je peux dire, c’est que nous avons une réunion prévue prochainement avec les AC pour discuter des modalités pratiques, de la forme que le projet pourrait prendre désormais. Les AC comptent des personnes motivées, notamment des jeunes. J’espère que toute cette énergie positive trouvera un moyen de s’exprimer et de bâtir un autre Péruwelz. J’ai fait ma part. »

Quel avenir en politique ?

Plus largement, pour son avenir en politique, Véronique Waroux siègera en tant que Députée wallonne et Sénatrice jusqu’au bout de la législature, fin mai 2019, en défendant les intérêts des citoyens qu’elle représente et qui lui ont fait confiance.

« Je peux vous assurer que malgré mes découragements récurrents par les freins imposés, je n’arrêterai pas de me battre. Même quand cela déplaît, et vous savez que ma franchise et mes convictions déplaisent à un certain nombre de personnes influentes.  

Ma force en politique, ma garantie d’intégrité, c’est de ne pas avoir de plan de carrière. Je ne me suis pas investie en politique en me disant « je suis dans un fauteuil, et mon objectif principal est d’y rester le plus longtemps possible ou de gravir tel et tel échelon. » Je me suis investie pour des idéaux, et je m’y accrocherai jusqu’au bout.  

Mon seul regret sera certainement d’acter le manque de résultats concrets et tangibles au final. Car pour être un politicien efficace, il faut avant tout cultiver la langue de bois et l’art de se faire des amis. Ce qui me fait dire que je suis sans doute une erreur de casting dans ce milieu. Même si, au fond, je suis persuadée que c’est le monde politique qui ne tourne pas tout à fait rond. 

Pour la suite, nous verrons bien. »

Lire l’article du Nord Eclair

Voir mon interview vidéo de No Télé

Voir le reportage de No Télé

Lire l’article du Soir

 

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